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30.05.2008

Le caleçon n'est PAS le meilleur ami de l'homme

On se demande ce qui se passe dans la tête d’un caleçon. 

free music

 

Et oui, ça réfléchit, un caleçon : c'est un être vivant, fait de molécules, les mêmes que celles qui nous composent.

Ce petit bout de tissu, ce petit être qui nous supporte, vit et réfléchit, parfois fier de représenter quelque chose, parfois bien adroit d’en cacher d’autres, se révèle avoir des mœurs assez surprenantes, et comme son cousin, le slip, il a tout de même des comportements bien étranges, que nous retrouvons chez un grand nombre d'entre nous.

Vous souriez, et vous doutez, je le sens bien, mais d’où que vous me lisiez, je peux vous dire précisément où se trouvent les votres. Car ils sont comme les miens, ils réfléchissent pareil...

Allez, avouez-le, on a tous rêvé d’être un jour un grand scientifique, qui serait toujours respecté, un de ceux dont l’humanité entière connaît le nom et le visage : Einstein, Darwin, Newton, De Vinci, Panzani…

Moi, j'ai étudié le caleçon, alors je vais vous donner les résultats de mes études très poussées. Ouais, gratos, comme ça, pour le bien de l’humanité, en open-source, pas du CALEçON©2008 payant à l'américaine, pas de version à réactualiser ni rien du tout. Vous y aurez droit toute vot' vie, à ma science, parce qu'avant qu'j'arrête de la ramener... 

Alors asseyez vous bien à l'aise. Non, laissez la musique, je me fais suffisamment chier à la choisir et à la placer ! Voici quelques extraits choisis :

...Sachez que le caleçon ne dort pas avec vous. Il préfère dormir au pied du lit. Et pourtant il se couche avec vous, mais bon, à un moment ou un autre, il vous quitte pour aller tranquillement se foutre au fond des draps, ou par terre. 

Le matin ? Il part pas bosser, lui, il reste peinardo à sa place. Parce qu’il est limite flemmard, le salaud, hein ? La preuve, il reste bien caché là où je vous ai dit et il bouge pas. Il bouge pas ! Il matte, caché entre 2 chaussures, à l'affût. En fait, il sait que son avenir, maintenant, c'est la machine à laver. Mais il va tout faire, tout vous m'entendez, pour pas y aller trop vite. En attendant, il reste, là, entre vos pieds et vos chaussures.

Et nous, est-ce qu’on le voit, hein, est-ce qu’on le voit ? Ben non. Pourtant, on a bien regardé, assis sur le bord du lit, à se gratter toute la partie supérieure du corps et quelques appendices, puis vérifier que tout est là, avant de se lever direction la doudouche. 

Par contre, le caleçon est comme le slip, une fois qu'il est pu propre, il aime bien se faire choper par la maîtresse de maison. Il adore ça, même. Alors qu’esse il fait ? Dès que tu l’as mis au sale, il revient, il se met bien au miyieu, que tu peux pas le louper, tu sais, sur le chemin de la salle de bain. Mais pas toujours au même endroit ! Des fois il te tombe des mains à mi-chemin, où il te glisse des doigts au moment où tu te diriges vers la corbeille à linge. Passeux juré, t’en viens, justement, de la corbeille à linge sale, et franchement, tu t’expliques pas comment il a fait, le caleçon, pour revenir plus vite que toi à l’endroit où t’as conceptualisé le fait de l’avoir ramassé pour aller le fout’ au linge sale… Enfin toi tu le loupes, mais elle, elle… elle, elle te fait bien remarquer que tu l’as laissé trainé, comme d’habitude.

« - Ah, pardon ma chérie, mais… »  Mais quoi ? Qu'est ce que tu vas dire ? Que tu l’as vraiment mis au sale ? Elle te croira jamais, alors laisse tomber. Le caleçon est plus fort que toi, mon ami. Parce que, ce que vous ne savez pas, Mesdames, c'est que nous passons notre vie, je dis bien notre vie, à mettre le linge sale à sa place ! Mais lui, il se débrouille pour se remettre n'importe où. Et ça, vous ne voulez pas l'admettre.

Un autre truc que j’ai remarqué, c’est qu'le caleçon, l'est assez pote avec la chaussette : ils réfléchissent un peu pareils ces 3 là, le caleçon et les chaussettes. Même que la chaussette, des fois, tu te demandes si elle est pas plus pôte avec le caleçon qu’avec sa copine. Alors ils partent tous les 2 en amoureux,  et que je te vais faire crac crac derrière la plante, sous la télé... Et ouais, dès que tu les poses, elles restent jamais ensemble ! Toujours une qu’est allée se balader tu sais jamais où : et que je vais me foutre sous un meuble, sur une chaise, ou entre deux bibelots. Passeque la chaussette, elle aime bien te regarder prendre ton petit déj. Toi tu la vois pas, t’as pas les yeux encore ouverts, mais elle, elle trone sur la table, ou ailleurs, avec le caleçon : et ouais, tu les as posés pour allumer la radio !

Après, la chaussette, elle s'barre, et pour que tu la retrouves, elle passe toujours par ta femme. Toujours. Comme l'autre, là.

Donc, pour te résumer, il y a les vêtements amis, et les vêtements qui pensent qu’à te la mettre en douce par derrière dans ton couple.

Et le caleçon, c’est le chef, avec les chaussettes !

Après, y a le marcel, mais des fois tu le gardes pour dormir, alors il est bloqué.

Sinon ? Deux qui me viennent : le blouson et la veste. Parlons en, de ces deux là. Tu crois les avoir rangés dans l’armoire, la penderie, enfin la grosse boite avec des portes, et tu les retrouves où ? Je te le donne en mille : sur une chaise, toujours la même, celle qui aime se foutre aussi au milieu ! Après y a les chaussures, le froc, qui va passer 3 semaines sur un fauteuil, mais dans un p’tit coin peinard. C’est un tranquille, le froc, alors l’aime bien qu’on le laisse tranquille.

Dans les vêtements amis, je mettrais les gants et le bonnet. Eux, c’est mes potes. Je les adore. Je les laisse des mois et des mois au même endroit, dans la grosse boite de ttalheure, je les mets 3 fois, et je les retrouve l’année d’après, même pas fachés, sur ma ptite étagère rien qu’à moi, tout en haut. C’est pas beau ça ? 

Quand même, et sans faire de racisme, je dirais que tous les caleçons agissent pas pareil : le caleçon blanc, c’est le fayot du groupe. Ne me dites pas le contraire ! Lui, vous l’avez dressé. C’a pas été facile, mais il fait le nécessaire.
Une fois, vous vous en souvenez encore, il a fait comme les autres, s'était calé au chaud sous un coussin du canap'.
Cette fois-là, vous vous en souvenez encore, c’est votre moitié la plus douce (mais faut pas l’énerver, car elle peut se muer en un démon terrifiant, gaffe) qui vous l’a rapporté.
Et, vous vous en souvenez encore, vous l'avez vu à sa tête : les narines qui remontent, les sourcils en l'air, et les yeux qui vous regardent écarquillés, et surtout, la bouche en forme d'accent circonflexe. Elle a compris qu'un homme pouvait être TRES différent d'une femme : elle a compris que vos pets, s’ils n’étaient pas toujours audibles, s'ils n'étaient pas forcément odorants, pouvaient être VISIBLES.

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Le caleçon blanc, c’est un collabo. Méfiez-vous. Faut vraiment l'avoir à l'oeil...

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Commentaires

très très bon!

Ecrit par : ginette | 30.05.2008

C'est tout un art la maîtrise des tels vêtements ! J'ai bien connu au resto U de Dauphine, à la fin des années 70, un binoclard qui avait intitulé sa thèse "Caleçonphiles et Slipaddicts même combat". Déja à l'époque, la futur élite de la nation se penchait donc sur la domestication de ces quelques cm2 de tissu. Et comme d'autres problèmes de société, celui-ci n'est toujours pas résolu ! Gasp !!!

Ecrit par : Pierre_Kerhostin | 30.05.2008

Digne de la bonne foi d'un homme!!!!!! trop fort!!!

Ecrit par : pyrouette | 30.05.2008

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