15.07.2008
Le point sur le feuilleton
Hé, les amis, le feuilleton "La Seiche à la Sétoise", c'est une fiction, tout droit sortie de mon imagination dégénérée, ok ?
Ca signifie que tout est inventé, que toute ressemblance avec des personnes ayant existé serait purement fortuite.
Je ne parle pas des lieux, qui eux existent, et sont là pour apporter une petite touche réaliste pas dégueue qui permette au lecteur de s'immerger complètement dans la scène toujours diablement bien décrite par l'auteur qui souhaite rester anonyme et conserver sa petite vie peinarde à l'écart des Trompettes de la Renommée (et une référence littéraire, comme ça mine de rien).
Non, là, Monsieur, la phrase est trop longue. Il faut la retravailler.
Bon.
Les lieux, par contre, existent, et sont là pour apporter une petite touche réaliste.
Cette petite touche de réalisme permet au lecteur de s'immerger avc la plus grande aisance dans la scène que l'auteur lui décrit...
A ce propos, l'auteur, qui se fait appeler bêtement le gabian parce qu'il n'a rien trouvé d'autre, souhaite rester anonyme et conserver sa petite vie peinarde plutôt que de devenir riche et célèbre..
Non, moi je pense que c'est plutôt parce qu'il a eu peur qu'on se foute de lui si on savait qu'il écrivait des romans à l'eau de rose. "Oh, jojo, avec tes 130 kg, ta grande gueule et ton pastis, tu nous écris des feuilletons maintenant ?"
Non pas du tout, et puis même. D'abord. Et ta soeur, qu'est-ce qu'on en a à foutre qu'elle joue au rugby ? Alors moi c'est pareil. Et même si je veux je fais de la couture, d'accord ? Alors !
Enfin tout ça pour re-préciser que tout ce que j'écris dans cette rubrique de "Seiche à la Sétoise"; c'est inventé. C'est comme "Dallas" ou "Plus belle la vie", ok ? C'est amour Gloire et Beauté à Sète...
Tu as compris, cher lecteur ?
Alors on peut poursuivre...
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14.07.2008
Bad trip en triplette pour le neveu
La Seiche à la Sétoise
Saison 1 - Episode 13
Déclaration de Police enregistrée le 11/07/2008, commissariat de Police de Sète.
"L’autre soir, on s’est éclaté ! On a fait dans la finesse, l’élégance, bref une virile amitié.
Faut dire, avec Ro, Rodrigue, on fait jamais les choses à moitié.
On fait pire.
Top départ, 18h à la Marine. Petite bière avec Ro, d’humeur badine. Je sais qu’on va s’en mettre plein les … yeux.
18h05. 2e demi. 5 degrés d’alcool. 18h11, avec du picon, le 3e qu’on picole ? Salut tisyeux, ciao faut qu’on décolle.
On monte dans la Merco, garée devant les bateaux.
Au fait, sur le quai, un tuyau, gares-toi où tu veux, pas de pruneaux.
Te fais pas chier : domaine maritime.
On est à Sète, ok, tu percutes ? Alors rejoins la team.
P’tit coup de discut’, on prend JiPé, notre James Dean.
"-Bé, comme elle est gaulée. Ouais elle est bonne, allez klaxonne!"
Oh, t’as la musique, dans ton tank à 40 plaques ?
Mets les watts, faut que ça sonne !
Appuie sur PLAY.
Plus fort Roro !
« Vrraoo, vraooo ».
1 bourrin au volant, 2 tonnes, 300 chevaux.
Fenêtres ouvertes et lunettes noires,
Cheveux gominés et hérissés.
Direction l’ACD, mets la gomme et fais crisser.
Départ éméché, regards de kékés.
Nos femmes ? Tu rigoles, à la maison, elles sont parquées.
Des restos, tout le monde nous regarde débouler, les yeux écarquillés.
J'aime ça, surtout s'ils sont maquillés.
Au bout du quai, virage à gauche, frein à main enquillé,
Attention, s'écarter. Surtout poussettes, bébés.
Les 2 ramiers et l’Epi d’or, on continue, pas la Grand Rue, mais Rue Paul Va, le Quartier Haut, St louis, et puis tout droit descente à fond, par les Bédouins. Freinage en or. Arrêt pipi : à l’América, j’ai des amis.
On boit un coup ? Non, un pastis, merci : c’est la demie.
Tapes dans le dos, on récupère l’auto. La Corniche direction le Lido.
On est à Sète il est 7 heures. Ouais c’est rigolo.
Prends pas le parking, c’est les blaireaux, trace direct via les villas de Villeroy, ouais fous-toi là, sur le trottoir, quoi.
Tu bloques quelqu’un ? Espèce de loque, on les emmerde, tu verras bien, ils diront rien. Pis on est trois. Derrière le cab, vas-y, gare-toi...
A l’ACD, t’as le choix. Assis, couché, debout. Alors on commence debout.
Un scotch tchin tchin. T’as maté le match ? Avec les Tchèques. Quoi tu trinques pas ?! Oh fatche de, c’est quoi ce sketch ? Carnet de chèques, cash, faut bien qu'on crache.
Avec mes potes on s'accote à 2 parigotes rigolotes. Tant qu’on a des capotes, et qu’elles sentent pas l’échalotte, nous, ça nous va, on est polyglotte, et on tchate sous les loupiotes de la paillote. Ouais, c'est nous les pro de la rime en "hot".
Les serveurs un peu génés, putain ici des fois c’est trop guindé, mais vu nos carrures, pas de cassure. Après debout, c’est assis, ok ? On prend du rouge ? du rosé ? Allez.
JP finis ta pinte, fais pas le poché, et vises les deux pintades, de la table d’à coté.
C'est pas des mochetés.
Elles gloussent, z’ont pas la frousse. On zieute les secousses des deux pamplemousses de la jolie rousse qui se trémousse. Je pense à mon mickey maousse.
Quoi, l'ambiance de la brousse ?!
Tout à l’air de rouler, JP est revenu des WC, il arrête pas de renifler, se presse le nez. Elle sert qu'à ça, sa CB. Après Ro, c’est à mon tour d'y aller.
Ce JP, avec la Brune aux yeux de fée… tout à l’air de rouler, comme entre Bruni et Sarkozy.
Avec mes potos, on commence à naviguer à vue, mais c’est bon, je me sens tranquille, peux rien m’arriver. JP, dit le Marseillais, a l'air défoncé.
Un type débarque, l’air sur de lui. Rolex au poignet, Chaussures de marque, l’allure du mec qu’a déjà gagné. Baisers qui claquent. C'est lui qu'elles attendaient ? c'est quoi ce cloaque ? Les amis, j'crois que c’est grillé.
"- C’t enculé, attends, on va le niquer" Ca, c'est du JP.
On continue l’air de rien, à déconner.
Après le rosé, y a pas de raison, encore du raisin,
Le 2 ruisseaux, tiens, ça donne une idée à mes deux frangins.
Les rognons de veau c'est des abbats ? Ce JP a le front bas, y a pas. On verse les arrhes. On va se le faire ce tardba, dans les règles de l'art. Bah...
Le repas se termine, ok, on va faire la fête à ces deux gamines, mais avant, leur YSL, c'est acquis, un taquet dans la casserole. Au min-imum.
On paie la note, on emboite le pas du type, bras dessus bras dessous avec les 2 tentatrices.
Ils reviennent aux caisses. Pas mieux parqués. Eclats de rires, sortent leurs portables, regards complices.
On s'est planqué, on en profite pour pisser. Ouaip, sur le mur de la villa d’à coté, tu crois quoi, minable, qu’on va se géner ? JP sort sa flasque, ce con, l’est jamais rassasié.
Elles montent dans le cab, lui sa pontiac, (nous le 4'4) continue à téléphoner, les filles démarrent, petit coup de klax, elles se barrent, c'est fané, contact moteur, route barrée, trop tard pour toi, mon pote, t’es niqué, et tu vas vite le capter, j’ouvre la portière, JP coté passager, j’attrape le mec, "c'est quoi ce mic-mac ?" les dents qui claquent. tu comprends pas qu'on te braque ? Choppé au colbac, JP enchaine : tu fais le mac ? Je vais t'enclosquer, coup de matraque, au cortex, rate le coup, l'os du nez craque, le morbac se plie puis prend encore, en plein thorax, ou la barbaque, je vais te mettre à sec, file ta rolex, tic-tac, ok, ici on détaxe. L'estomac en vrac ? T’allais nous arnaquer ? Tu voulais nous baiser ? Nous avoir à l’affect ? Ferme ton bec, et fous toi à poil ouais gros t’as compris c’est la collecte.
Le fils à pap' se désappe. On laisse sa caisse, et on l'embarque.
JP nous roule un joint, prend les commandes, pendant que Ro prend le volant. Le type dans le cofre. On arrive à la sèche, sur l'étang, le type en sort, l’haleine pas fraiche le nez en sang. « Me faites pas de mal ! »
JP sort un GUN, l'air bancal.
Putain, la couille. Comment on va sortir de cette embrouille ?
"-Mets-toi à genou et demande pardon ! T'AS CRU NOUS PRENDRE POUR DES CONS ?"
...
Voilà, Monsieur l’Officier, c’est tout ce que j’avais à vous raconter.
Le reste vous le connaissez, c’est là que vous nous avez interpelés.
Ca doit corroborer ce qu'a dit la patrouille ?
Moi j’ai rien fait, j’ai pas tiré.
J'ai pas collaboré, j'ai eu la trouille, je vous jure que je suis pour rien dans la mitraille.
C'est vrai, Ro est blessé ? Je le connaissais pas, ce JP !
Je savais pas qu'il était en vadrouille, que c'était une canaille.
Pour combien vous croyez que je vais écoper ? On sait pas comment on a pu déraper à ce point, on est pas les plus mauvais, on a une situation. Juste fumé des joints.
Et le mec ? Toujours hospitalisé ? Qu..Quoi, il est décédé ?
Putain fait chier. Dans quel merdier on s'est fourré.
J’ai des enfants, Monsieur l'agent.
Et ouais, je sais bien qu’il fallait y penser.
Avant...
09:15 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.07.2008
Clint Istoud 3/3
La Seiche à la Sétoise
Saison 1 - Episode 12
Bon, je suis dans l'eau. Avant tout, me délester de la bière de midi. Ah... La chaleur se répand dans la combi, on tire la chasse (il suffit de mettre la nuque dans l'eau, le filet d'eau fait le reste...). Je vais naviguer vers Listel.
Il faut savoir qu'il y a deux principaux types de Kiteurs, à l'Etang.
1 ère catégorie : le kiteur sauteur.
Exemple :
Oui c'est ça, bravo!
C'est le monde à l'envers, le monde à l'envers, comme dirait Daniel Villanova.
Enfin, c'est certainement de notre faute, on ne nous connait pas.
09:05 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : seche, pont levis, kitesurf
26.06.2008
Clint Istoud 2/3
La Seiche à la Sétoise
Saison 1 - Episode 11
Bon, faut y aller.
Je rejoins la caisse avec la même démarche qu’à l’aller, mais là j’ai le vent dans le dos, donc les cheveux dans les yeux, et en fait la démarche d'un pingouin, les genoux soudés, avec des petits pas, rien qu’avec les jambes, les cuisses restent immobiles, les coudes collés aux hanches, juste les avants-bras qui bougent.
Une fois que j'aurai la combi, la ressemblance sera criante. Oh, le manchot ! (pas mal pour un gabian)
Et ouais mais aussi, si tu marches normal avec le vent qu’il fait, tu cours ! Et tu te cognes aux voitures. Allloooors…….
Je décide de mettre la combi.
Je pose mes vêtements.
Après avoir couru 30 m pour récupérer mon t-shirt, le « fun », le seul que j’ai putain oh ! et rangé mes affaires, je commence à mettre la combi.
La combi, c’est simple, c'est pas en pingouin, c'est en grenouille que t’as l’impression de te transformer, quand tu la mets. Pis elle est toujours trop peTITE BOR-DEL-DE-MERDE. Surtout au bide.
Un ptit regard dans le reflet de la vitre de la camionnette à coté. Rentre le ventre. Oublie pas, tu-rentres-le-ventre, TU-RENTREU-LEU-VENTREU, jusqu’à ce que t’ais mis le harnais. Parce que, le harnais, qu'est là pour tenir l'aile, il sert en fait surtout à faire disparaitre le bide. Comment ? Tu serres.
Bon… Tu mets le harnais. Vas-y serres. SAI-REUH !
Bon je prends le matos, mais la planche prend le vent, putain elle a l’air d’être vivante, il me faut les deux mains ! On croirait Pierre Richard en train de faire le con avec un accessoire dans le Distrait. Main gauche : t'as la planche, main droite : le sac de l’aile à l’air de peser 20 kg, mais horizontalement, et le gonfleur, tu le tiens par le tuyau, le bras tendu vers le coté, horizontal aussi, parce que sinon tu tombes le sac que t'as en bandoulière… Du coup t'es désiquilibré.

Bon je me dirige vers la berge, en marchant en diagonale, à cause du vent, comme si c’était en pente.
Je mets mes lignes à terre. Je gonfle mon aile. Putain il fait 40° sous la combi. 60 même. Je sais pas pourquoi, je pense soudainement à Dune, et aux Fremen, avec leurs combi qui récupèrent l'eau du corps, sur la planète désertique. J'ai soif c'est horrible.
Normalement on met 15 minutes pour se préparer. Pas moi : au bout de 40 minutes je suis prêt.
Trop fort.
Surtout qu’il est temps, j’ai une envie de pisser… Vivement que je sois dans l'eau.
« Excusez-nous M’sieurs dames, c’est un peu dangereux, pouvez vous pousser ? » J’adore dire cette phrase. Ca le fait. En même temps c’est un peu vrai. Les gens pensent que c'est un simple cerf volant, un jeu pour enfants.
17:00 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : seche, pont levis, kitesurf
08.06.2008
Clint Istoud 1/3
La Seiche à la Sétoise - Saison 1 - Episode 09
C’est sympa, l’étang, l’été.
J’aime bien y aller parce que je pratique le kite. le Kitesurf, le kiteboard, le flysurf. Vous savez la planche, avec le gros cerf-volant ?
Avant aussi j’aimais bien y aller, pour y courir autour, ou y faire du vélo.
Là je laisse un peu tomber ma société, puisqu'elle tourne toute seule. Alors comme j'ai du temps, en ce moment c'est pour le kite que je vais à l'étang. Et là c’est l’été. On est en juin. Alors je suis venu faire du kite. Attention les yeux.
J’ai souvent mon rituel, quand j’arrive. Allez, je vous raconte :
Je sors de la voiture, j’ai les lunettes noires. Regard à gauche, lentement, puis face à l’étang, puis regard à droite…
Clint, c’est moi. I’m Clint Istwoud.
Je marche lentement vers la berge, les cheveux au vent. Putain ça souffle.
Oups pardon j’avais pas vu tes lignes. « Salut ! » en m’excusant de la main. (Ne JAMAIS marcher sur les lignes d’un cerf-volant de 10 m2. C’est dangereux, et surtout ça énerve celui à qui elles appartiennent, vu le prix qu’il les a payées.)
Après mon pas de deux, celui du pied tendre, dans les westerns, au moment où on lui tire dans les pieds, je reprends ma marche de seigneur, lente, assurée. Un mélange de James Bond et d’Aldo Maccione.
Enfin, plutôt de James Bond.
Là, j’arrive devant la berge. Il y a plein de vent. Ca doit souffler à 80 à l’heure au moins. Putain je vais m’envoler ! Je reste impassible, faudrait pas qu’on voit que j’ai les chocottes, maislà, ça souffle sacrément.
Je retourne voir le type que je connais vaguement, celui qui place ses lignes.
« ça souffle, hein ? Y zont prévu combien, là ? »
C’est LA question que tout le monde se pose sur le spot en arrivant…
« Oué, oh, y a 25, 30 dans les rafales… »
C’est des nœuds. Le kiteur calcule tout en nœuds c’est plus simple un nœud ça fait 1,852 km à l’heure.
Bon, alors , ma table de 1,852, vite.
25 fois 1,852 ça fait 45 environ.
30 fois pareil… allez on va dire 55 environ.
Enfin, ceux qui s’expriment en beaufort c’est pire, on peut dire que j’ai eu de la chance. Il aurait pu me répondre, genre bulletin météo cotière : « Ouest force 6 à 7 au Nord de Leucate, localement force 8 vers
le large. Et localement déventé sur la cote rocheuse, variable force 2 à 6, fraichissant 6 à 7 en fin d’après midi. »
Là, j’aurais vraiment fait une tête de mérou. J’enchaine :
"Hier ça soufflait pas mal, on s’est pris des claques à bien 35." Mais en fait hier j’ai flippé je suis resté à terre.
Lui il se prend la tête sur ses fils. Me répond par un « mmh » sans me regarder. Faut être solidaire dans ces cas-là. Faut laisser le type galérer tranquillement tout seul c'est mieux pour ses nerfs.
« Bon, ben… » Je fais quelques pas. Facile avec le vent. Tu peux même faire le moonwalk de Mickael Jackson, tu sais, woo woo tu marches en arrière trop classe vasy fais voir ?
Enfin, la question principale demeure : T’y vas ou t’y vas pas ?
Il y a quelques badauds, avec des jumelles et des appareils photos…
Forcément, avec le vent qu’il fait, ils sont plus à la plage, parce qu’aujourd’hui, c’est clairement un temps à se transformer en churros pour les filles ou en escalopes à la milanaise pour les garçons.
Ils me regardent.
Alors j’y vais… Je vais sortir mon matériel. Atteucion les zieux.
07:00 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise, Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kitesurf, etang
17.05.2008
La Recette des MOULES FARCIES à la SETOISE !
Aujourd'hui, le gabian vous propose :
La Recette des Moules farcies à la Sétoise,
au Marc de Muscat de Frontignan.
Les ingrédients :
Pour 6 personnes: 30 belles moules, 500gr de chair à saucisse , 2 oeufs, 3 gousses d'ail, un petit bouquet garni, une bouteille de vin blanc, du picpoul de préférence, mais on peut prendre aussi un petit blanc du coin, y en a plein des bons, 500gr de concentré de tomates et du riz, et important, une bouteille de Marc de Muscat de Frontignan, et un aïoli à faire avec 2 œufs, 1/4 de litre d'huile.
Attention, cette recette doit être suivie avec précision !
- Préparer la farce: en mélangeant la chair à saucisse, l'ail, le persil, les oeufs, sel et poivre.
- Pour la sauce : faire blondir le demi oignon, ajouter le concentré de tomates, et faire revenir le tout dans une casserole.
- Pendant ce temps, on peut se verser un petit verre de vin blanc, pour le goûter.
- Mouiller avec le vin blanc, un verre, pas plus, et important : une goutte de marc de muscat, hé, pas plus. Donner un petit tour, ajouter un quart de litre d'eau et laisser cuire 5 minutes, le temps de farcir les coquillages.
- Puisque le blanc est bon, se verser un 2e verre, en surveillant le chronomètre. 5 minutes, c’est 5 minutes.
- Sortir les moules sans se bruler.
- Ouvrir les moules par le milieu en prenant soin de ne casser la charnière que d'un coté sans séparer les deux coquilles.
- Y a du marc, alors se verser un petit verre de marc de muscat et le boire. Mettre un glaçon, tant pis pour les puristes.
- Farcir les boules et presser sur les deux coquilles pour bien merfer et chasser l'excédent de farce.
- Le marc de muscat est bon ? Ouais. Alors, zou, se serbir un 2e petit verre, mais dans un grand verre. Et un ou deux glaçons.
- Ajouter les moules une à une dans le fond de la casserole de sauce. Redirer le petit verre à digestif qui a atterri là, et le ranger au lave-linge.
- Ajouter de l'eau à la sauce pour couvrir les boules.
- Se laver les mains, et se brendre une bedide razade de picpoul, à la bouteille si on veut, vu qu’on est zeul. Si Y en a pus, alors, le marc.
- Ahhh
- Bon, poser un poids, une assiette retournée par ezemple, pour qu'elles s'ouvrent pas pendant la cuisson, passe des fois elles z’ouvrent et pis elles se barrent de la goquille. Ne pas hésider à ne nervir engore un pitchot de marc.
- Oubir le gas, et cuire à feu moyen, entre la grande et la bedite flabe, pendant 20 binoutes.
- 20 binutres, 20 minutres, enfin bref chercher la bouteille de muscat et la bouteille de picpoul, faire un cocketelle ¼ de marc, et 2/4 de vin et le boire. Si Y en a pus, alors, gueux du marc. Avé du coca.
- On a le droit de fumer si on est fumeur, alors brendre une petite clope.
- Pour allumer la zigarette : se pencher pour allumer la glope au gas, sous la casserole, en vésant addenssion de ne pas se bruler la figureuu. Pour cela, se tenir à la casserole.
- Rabasser les moules qui sont tombées bar terre. Les nettuyer avec une salete de chiffon et les refoutre dans la basserole ou sur un blat, ou sur un clat, ou dans des assiettes. Enfin, on s'en fout...
- Rebaire jofer à deu foux.
- Maitre l’eau bour le riz dans une otre kasserole.
- Se peter la figure a cause du gras sur le barrelage, le carrelage de la guisine et essuyer de se relever.
- On est aussi bien par terre. Alors binir la moutaille de bousket. Y an a pas d'otre ?
- Ramper jusqu'au lit, dorbir toute la nuit. Garder les chaussures.
- Manger les moules froides avec une bonne mayonnaise en bocal, le lendemain matin et nettoyer le bordel qu'on a foutu dans la cuisine la veille...
- Relire la recette pour vérifier certains trucs…
http://www.opisline.com/Journal/chichois28/table28.html
La semaine prochaine, la recette de la dinde au Whisky...
07:00 Publié dans Cuisine/Gastronomie, Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : recette, moules farcies, sétoise, marc de muscat
15.05.2008
Le Croisé sur son destrier
Saison 1 - Episode 08
Je le crois pas, je me suis fait refaire le nez par un gynéco !
Putain si y en a un qui apprend ça…
Parce qu’à Sète, il faut le savoir, si le ridicule ne tue pas, il vous traque, chaque jour, insidieusement, se rappelle à vous, fait en sorte que personne n’ignore ce qui vous est arrivé.
Le ridicule ne vous oublie pas, et, tôt ou tard, soyez en certain, il resurgit. Lorsque vous croyez que là c’est bon, quand même, oh, ça suffit, il revient :
« - Et cette histoire, à l’hôpital, c’est vrai ?... » Oui Jojo.
« - Et toi, tu te souviens, ton histoire à l’hôpital, qu’est ce qu’on a pu en rire… » Ouaip fifi.
« - Qu’est-ce qu’on a en pu rigoler, au foot, de ton histoire à l’hôpital… » …
MAIS LACHEZ-MOI MERDEUH !
Mais ça, tu peux pas le dire, passe que si tu le dis, t’es mort. Non, il faut faire l’indifférent, laisser couler, rester Zen comme un moine boudhiste sous les coups des chinois (c’est bateau comme image, mais comme c’est la mode d’en parler et de s’offusquer de ça, ben moi, j’en parle).
Cathy file à sa voiture.
Bon, et moi, elle est où ma caisse ?
Ah oui, sur le parking d’Auchan, en face.
Non mais c’est vrai, merde.
Bon allez, faut pas se laisser déborder. On a invité du monde, pour demain, et j’ai promis de leur cuisiner mes moules farcies à la sétoise et au Marc de Muscat de Frontignan. Comme si j’avais que ça à foutre. Mais bon c’est des amis.
Ben puisque je suis ici, je vais en profiter pour faire des courses.
Je ferai animation, au Mercado, c’est sur, avec ma gueule en croix. Tiens regarde, les gens se marrent déjà en me voyant approcher. Un vrai phénomène de foire. Je prends mon téléphone.
Cathy ?
J’ai 1 € pour le caddie,
Je vais faire les courses
Oui, j’ai d’la ressource
Ok on se retrouve à la maison
Je fonce à travers les rayons
Les supermarchés,
Faut 1 an pour s’y repérer
J’adore entre les mémés
M’élancer dans les travées
Stopper en caisse
Me faire sodomiser en beauté
Avec le sourire
Aux fesses
Et sans détour
Eviter d’agonir
La caissière du jour
d’injures
Allez j’assure
De retour à la maison, je commence mon plat.
J'avais raison, j'ai fait rire tout le monde avec mon bandage, à fond sur mon charriot. Un rien les amuse, les gens.
Cathy rentre aussi, elle a ramené les gosses. Ils se préparent, ils sortent ce soir, voir des cousins. Moi j'ai prévenu, je sors pas, je passe la soirée peinard, seul à la maison.
Ah oui je vous ai pas dit, demain, la fête, c’est pour mes vieux poteaux que j’ai retrouvé sur copains d’avant. Y en a que j’ai pas revus depuis 20 ans ! Ils passent le week-end à la maison. C'est pour ça que je leur fais mes moules. Je vous mets la recette dans 2 jours, vous verrez, elle est terrible !
Je sens que demain on va quand même bien s’amuser…
Enfin, quand même, se faire refaire le pif par un gynéco !
07:00 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Supermarché, auchan, sete
14.05.2008
Chirurgie esthétique, à Sète
Si vous avez pas lu le début z'allez rien comprendre...
Saison 1 - Episode 07
« - Alors Nocteur c’est grabe ? ».
Je m’assois devant son bureau.
Je me suis vu dans la glace. Je suis ridicule. J’ai l’emblème des Croisés sur la face, deux énormes boules de coton qui sortent du nez, on croirait une moustache de viking, à part la couleur, rouge, à cause du sang, puis blanche à mi hauteur, une sorte de blouse délavée, qu’on vous met toujours à l’envers, qui vous arrive juste sous les fesses, avec le petit nœud dans le cou, comme chez le coiffeur, et j’ai les cannes à l’air. En sortant de ma chambre, au bout du couloir, devant la porte fenêtre, j’ai laissé tomber mon journal, et en me baissant, j’ai offert un panoramique sur mon trou du cul et mes œufs en ombres chinoises à tout le couloir. Putain, le journal c’était pour éviter ça.
Toc toc, je tape, entrez, je rentre.
Le doc, lui, est assis, en blouse bleu ciel et pantalon blanc. Bronzé, musclé, les yeux du même bleu que sa blouse. Les dents du même blanc que son pantalon. Un peu le genre Sting. Beau gosse. Il doit faire se pâmer tout le personnel féminin de l’Hôpital.
« - Alors Nocteur c’est grabe ? ».
Il me sourit. Il se moque de moi ou quoi ?
Il me dit avec un léger accent de l’Est, en roulant un peu les « r »:
« - Je vous ai remis les os à l’endroit départ. Ils avaient voyagé. Attention, pas de coups, c’est fragile. Vous verrez avec médecin habituel pour suite à donner. »
« - Bais bour le balaise. ? »
« - Ah je ne peux pas vous dire. Je n’ai pas vu cet homme ? »
Ah, le quiproquo me permet de comprendre qu’il ne connaît pas les ridicules circonstances qui m’ont amené là.
« -Don, j’ai eu un BAAlaise, abec un èbe. C’est grabe ?»
« -Non, Tout va bien. A vrai dire, tout est normal, analyses normales, bilans normaux. Foie peut-être un peu fatigué, mais c’est tout. »
« - Mais alors bourgoi ce balaise, Doc ? »
« - Peut-être un peu Stress vies modernes. Hypoglycémie, ou hypotension passagère, vous savez, on est tous pareils. On demande toujours plus, toujours plus performances… »
Moi, je repense à ma société qui tourne toute seule, à mes journées qui ressemblent à de longs apéros, mes beuveries lors de et après la Campagne, avec le petit en costard, là, l’ancien vendeur de voitures… Non, je suis pas stressé, enfin je crois pas.
« - Oui, ça doit êdre za…. »
« - Bon, pour le nez, tout va bien, je vous ai prescrit quelques antibiotiques, quelques jours pour éviter infection, tout rentrera dans l’ordre. C’est bon travail. »
« Ah, dant bieux. »
On sort. Il m’explique qu’en ce moment, ils sont surchargés de boulot, obligés d’être polyvalents pas le choix, qu’ils jonglent entre les services pour assurer, qu’ils manquent de monde, que les heures sup n’ont pas été payées depuis 2 ans…
Moi je l’écoute pas trop, je peux sortir aujourd’hui, je suis content.
Je reviens dans le couloir, le journal dans le dos, pour conserver le peu de dignité qu’il me reste, je retrouve Cathy dans ma chambre, et je lui explique que tout va bien.
En attendant l’ascenseur, on croise à nouveau le Dr Big Jim ou Ken, de Barbie.
Cathy lui dit bonjour avec un petit sourire gêné, et baisse les yeux. Ah bon. Je fais l’air de rien. Sur le moment, parce qu’à l’intérieur j’ai mis termostat 6-8, mode préchauffage intense, chaleur tournante, obligé de respirer par la bouche, je me mets à siffler comme une cocotte et j’ai la pression qui monte.
Dans l’ascenseur, je lui demande un peu courroucé tout en conservant mon calme ah bon comme ça tu le connais quand même qu’est-ce qu’elle va bien pouvoir m’inventer comme raison j’aimerais bien voir ça ouais salope putain pendant que je me crève à nourrir ma famille, comment ça se fait qu’elle connaît ce médecin de chirurgie esthétique ?
« - Ben, c’est mon Gynéco ! »
« - Bais c’est lui qui m’a obéré ! »
« - Pourquoi pas, il est chirurgien-obstétricien ! »
07:00 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie, hopital de sete, service gynécologique, gynécologie
11.05.2008
Résurrection à l'hôpital de Sète et du Bassin de Thau
Saison 1 - Episode 06
« - Mais enfin Maman, arrête ! Laisse le se réveilller. »
« -Je lui explique que je lui ai apporté des chocolats, qu’il y a des pralinés, comme il les aime, et aussi des… »
« -MAMAN ! »
Je suis sur le lit, je me réveille,il y a un vacarme pas possible dans la chambre : Steven et Enzo jouent à cache-cache dans le couloir, Jenifer au téléphone avec une de ses copines, Belle-Maman qui me parle avec un débit de speaker de foot, Beau-Papa crie au téléphone pour dire que la bouffe que l’on vient de m’apporter est froide. Sauveur ne parle pas, il hurle.
D’ailleurs il est toujours au téléphone quand l’infirmière entre dans la chambre et lui dit sur un ton tranchant que c’est elle qu’il avait au téléphone qu’il ne doit pas troubler la tranquillité et le repos des patients. Sauveur raccroche, vu qu’effectivement, au bout du fil, y a plus personne…
Lui, on sait pas pourquoi il s’est acheté un téléphone : quand il est au Quartier Haut et qu’il téléphone à un type de son bateau amarré à la Criée, des fois, il lui parle, l’autre répond, et après ils s’aperçoivent qu’ils ont oublié d’allumer les portables.
« -Il a ouvert les yeux il a ouvert les yeux !! »
Oui j’ai ouvert les yeux. Si c’est ici le Paradis, alors qu’on m’emmène en Enfer !
Avant que je n’ai pu dire un mot :
« - Ca y est on t’a opéré. Tu vas avoir un nez tout neuf ! »
« - Et là t’as un beau pansement ! »
Effectivement, je vois en 16/9, sauf que j’ai allumé les 2 téléviseurs en même temps, et que les bandes noires sont verticales, et au milieu.
« - Mon, Mien, quand’est-ce gue je zors ? »
« - Ils te gardent en observation 2 jours, mon chéri, histoire de vérifier que tout va bien. Tu as de sacrés hématomes quand même ! »
« - Ne vas pas l’inquiéter avec ça ! On est bien content de vous revoir Stéphane. »
Comment être franc, comment ne pas mentir ? LAISSEZ MOI, CASSEZ-VOUS!!
« -Berci, Arlette. Alors chés chocohats, ils sont à goi ? »
07:30 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hôpital, sète, gynécologie
10.05.2008
Sauveur, pécheur sétois
Saison 1 - Episode 05
« - Quoi ? Malaise, qué, Malaise ? Bon, ok, pas de problème. On y sera, pas de souci. Bon… Tant mieux. Allez ciao.»
Je raccroche mon nokio, elle est où la touche, ah oui.
Je me tourne vers Arlette :
« - Ton gendre a fait un malaise, ils sont aux urgences. Non, apparemment il a glissé sous la douche, rien de grave, mais faut qu’on emmène les petits à l’école. »
« - Oh pécaïre, qu’est-ce il lui est encore arrivé au pitchot ?
« - Et bé, elle sait pas, Cathy, mais là ça va.. Allez prépares-toi Arlette. »
C’est vrai ils arrivent à des ages où il faut se surveiller, et on peut pas dire que le Stéphane, il suive un régime particulier, à part Cacahouètes-Pastis. Il devrait nous écouter : nous, à la maison, on fait attention, on en mange pas trop, des cahouètes, avec le Pastis. Pas bon pour le cœur.
Sinon, qu’est-ce j’ai à faire ce matin ? Ah oui, il faut que je passe voir l’électricien, pour le Jenifer-Enzo-Steven II. Encore un problème avé ce bateau.
Remarque, on sait toujours pas quand on fait sortir les bateaux, avé leurs histoires de quotas.
Et puis même, pour aller pécher où ? Les dernières années on allait aux Baléares, puis après on a été en Lybie, que tous les bateaux sont pleins d’arabesques pour des histoires de pavillon. Font chiller, ouias, font chiller.
Moi, je vais vous le dire, je vais vendre mes bateaux, j’en ai marre. L’augmentation du gasoil, les quotas et les filets qui vont avec, tous les frais augmentent. Ca vaut plus le coup.
Avant, je pouvais placer tellement de coté que je savais plus où le mettre. Et les bijoux, t’en veux ? La piscine ? ok. Les voitures, d’accord. Les voyages, si tu veux.
Là c’est plus pareil. J’ai des économies. Alors je sais pas. Mais bon, je suis pêcheur moi, je sais rien faire d’autre, Je sais pas.
Je m’appelle Sauveur Sallano. D’origine Italienne, par mon Grand-père. De Gaete, près de Rome, hé, pas de Cetara, entre Naples et Salerne, comme la plupart des autres des Sétois originaires d’Italie. Oué, c’est pas pareil.
D’ailleurs on se parle à peine, il faut dire ce qui est, hè, avé les Cetarese. Ah c’est pas pareil.
Bon, bé faut y aller, que je sorte le quatre-quatre.
Ouh là, une rayure. Je passerai le changer la semaine prochaine…
07:20 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pecheur de thon





