03.07.2008

La buvette des pierres blanches (suite)

Dring !!

C'est mon réveil. 

Jeudi 3 juillet 08. Il est 7h00.

Hé, mais c'est aujourd'hui le rendez-vous entre M. le Maire et l'ONF ! Mais oui, vous savez, par rapport à la buvette des Pierres Blanches !

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Je me demande bien ce qui va se raconter... 

 

 

 




25.06.2008

La buvette des Pierres Blanches

La petite buvette des Pierres Blanches s'agrandit, acquiert une licence III, et va faire de la restauration.

C'est vrai que le site est magnifique, la vue assez incroyable...

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(la vue, depuis la terrasse de la future ancienne buvette des Pierres Blanches) 

A l'initiative de cette évolution de la buvette, l'ancien propriétaire de "l'América Club" d'il y a quelques années (acquéreur après le NON-renouvellement par M. Le Maire actuel de la concession à celui qui avait tout construit), puis propriétaire du Bistrot du Port (c'est la cantine de l'UMP locale), est aussi celui qui possède l'AMNESIA au Cap d'Agde, et l'ESPACE LATIPOLIA, à Lattes, deux discothèques TRES connues.

M. Jacky Bonnieu réussit là ce que beaucoup ont tenté avant lui en vain. C'est aussi un ami de notre maire.

Le loyer de cette "buvette", reversé à la Ville, doit être utilisé intégralement à l'aménagement et l'entretien du site, d'après la convention signée avec l'ONF. Ce qui, toujours d'après l'O.N.F., n'était pas le cas.

Il faut espérer que les riverains ne seront pas trop dérangés, et surtout que notre forêt des Pierres Blanches, placée sous la Responsabilité de l'O.N.F. (antenne de l'Hérault : cliquez ici), soit respectée.  Faisons confiance au personnel qui saura sensibliser la clientèle : on comprendrait mal que la forêt parte en fumée à cause de quelques mégots de clients un peu éméchés...


23.06.2008

Les moustiques attaquent Villeroy !!



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Cela a commencé il y a quelques jours. Personne n'en parle encore, mais c'est une catastrophe, une véritable catastrophe on vous dit !

A tel point que les victimes appellent en masse les services municipaux pour qu'ils interviennent : la mairie est surchargée d'appels de ce type depuis quelques jours !

Il y aura des conséquences graves sur la santé des premiers habitants de ce quartier. Déjà, les premiers symptomes apparaissent : démangeaisons, rougeurs, plaques, boutons sur la peau. Et le soleil n'arrange rien. Ca gratte, ça gratte.

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(Un cul de Villeroy...?)

Et oui, la pluie de ces dernières semaines, et maintenant une température élevée, mais tout à fait dans les normes de cette fin du mois de juin, font que des nuées de moustiques s'abattent sur le quartier de Villeroy.

Mais alors, pourquoi à Villeroy ? Allez, un peu de bio, voyons ensemble le cycle de vie des moustiques : 

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On comprend mieux pourquoi il y a tant de moustiques, surtout quand on sait à quoi ressemblait le triangle de Villeroy après les orages, (la photo a été prise pendant les travaux) on n'est pas forcément surpris.

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Les promotteurs, les architectes, la Ville non plus ne se doutaient peut-être pas que cette zone était peuplée de moustiques. Et vous ? En tout cas, les gens de MALDORMIR, à Agde, eux, ne sont pas étonnés (d'ailleurs, pourquoi ce nom bien étrange, "maldormir"...)

Donc, des appels en masse à la Mairie : "Il faut absolument intervenir !" Demandent les habitants.

Hein ? Oui, de manière écologique, bien sûr. On fait tout de manière écologique, à Villeroy. (ça c'est moi qui plaisante) 

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Heureusement, les futures caméras de "prévention" vont permettre de filmer, et même d'interpeler ces méchants moustiques, non ? 

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  Enfin, tant qu'on n'a pas le chikungunya...

09.06.2008

Il y avait trop de pins à Saint Clair ! Surtout à Marcenac !

article sans humour, pas l'humeur... 

Je viens de prendre ces photos aujourd'hui à Saint Clair. Désolé pour la qualité, c'était avec mon téléphone.

C'est sur le chemin de la Croix de Marcenac... Et là, c'ETAIT le bois de ce chemin.

Ca fait déforestation au Brésil. J'espère que ce pin fera de beaux meubles chez Fly ou Confo.

Ca me fait triste.

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Oui, bien triste...

Comment en est-on arrivé à ça ?

Dans cette histoire, tout le monde a l'air de se renvoyer la balle, le Maire dit que ce n'est pas de sa faute, l'Ancien Maire non plus, en fait ça appartiendrait à un CE d'une grosse entreprise... 

En gros, le Maire dit qu'il ne peut rien faire...

Mais il ne devait y avoir que peu de pins sciés ! Et quand on voit ça, je vous assure que la photo ne rend rien et que le spectacle est vraiment désolant.

Je suis à la recherche d'infos, je sais bien qu'il y en a eu sur le midi-libre et la gazette, mais si vous souhaitez en profiter , je vous propose les pages de ce blog pour rappeler tous les détails de cette affaire.

Si vous en avez, vous pouvez m'envoyer ça à gabian de sete"@ free.fr, (sans espaces ni guillemets, attention) .

Merci. 

24.05.2008

de l'huile dans la mayo

Il y a quelques jours est sortie cette histoire d'huile de moteur dans l'alimentation, mettant en cause Saipol, et l'usine se trouvant à Sète. VOus savez, l'usine propre et respectueuse de l'environnement (voir article du 26 mars). Je ne pense pas que ça apparaitra en 4e de couv de la gazette de propagande municipale "Sète.fr", dans la rubrique "on parle de nous dans le presse".
Je voulais écrire quelque chose, et je suis tombé sur cet article tellement bien écrit que j'ai eu beau me casser les méninges, impossible de mieux vous exposer l'état d'esprit dans lequel je me trouve face à ce scandale, alors pourquoi ne pas vous le proposer ? Le blog de Radio Kerhostin est tellement bien écrit que je ne peux que vous le conseiller.En voici le texte :

Ce n'est pas la dernière chanson d'un groupe de rap. Il s'agit du titre d'un article du Canard Enchaîné d'hier.(ndlr : mercredi 13 mai 2008)
Le Volatile a encore frappé et mis à jour un petit scandale comme je les aime bien. Sauf que là, il ne s'agit pas de fric détourné, de petits arrangements entre amis politiques de divers bords, il s'agit tout simplement de ce qui atterrit dans notre assiette.
L'histoire commence fin février lorsque l'entreprise Saipol (propriétaire de Lesieur) numéro un de la transformation des oléagineux reçoit dans son usine de Sète une cargaison de 2.800 tonnes d'huile de tournesol brute en provenance d'Ukraine. Une cargaison elle-même issue d'un lot de 40.000 tonnes livré également aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne.
Un mois plus tard, l'entreprise est avertie par un industriel du nord de l'Europe, destinataire du même lot, de la présence d'huile de moteur mélangée à l'huile de tournesol. Les frenchies, eux n'avaient rien vu...Ou tout simplement rien cherché. N'écoutant que son sens de la santé publique, Saipol, le 21 avril, soit un mois après avoir été informée du problème, et deux mois après avoir reçu l'huile frelatée, prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) française. Selon Le Canard, 19 des 2.800 tonnes d'huile livrées à Sète seraient en fait de l'huile de moteur et non de l'huile de tournesol.

Et là vous vous dites que vous avez loupé l'info. La machine s'est mise en route mais vous n'avez pas capté...L'information a circulé. Les médias se sont tous mis sur le pied de guerre. Les produits ont été rappelés. Nos ministres ont défilé aux JT du 20 h et fustigé le manque de principe de précaution des Ukrainiens. L'Assemblée Nationale va légiférer avant l'été. Notre Président s'est faché tout rouge et a menacé l'Ukraine d'un bombardement de camemberts avariés ...
Que nenni, que nenni...Seule Bruxelles réagit et le Palmipède nous dit "le 2 mai, la Commission européenne produit, une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile frelatée partant du principe (de précaution sans doute) qu'un individu normalement constitué peut en ingérer 1,2 g par jour"...Les produits sont donc toujours en rayons (mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l'huile et autres plats cuisinés...).

Bon appétit à tous...

Voilà... On parle de Sète et de Saipol, usine "propre", vantée par le Maire. Et ce dans toute la France. C'est bien ça fait de la pub gratos.

10.04.2008

Promenade touristique

le 8 avril 2008.
J'étire mes ailes.
Une petite pluie fine tombe sur notre ville.
Pour mon petit tour matinal, où vais-je aller ? Nous allons bientôt nicher, aussi, ce sont nos derniers moments de détente.
Ce sont aussi les derniers moments de tranquillité pour les gens qui habitent dans l'immeuble dont nous squattons le toit (je ris : hii hii hiiiiii hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !).
Ces gens, on les connaît. On les voit débarquer sur les toits, parfois avec des balais. Moi, j'ai compris, je gueule, tous mes amis rappliquent, et vas-y que je pique vers toi, tu la ramènes pas, et tu te barres vite fait par les vasistas. Bilan : quelques tuiles en plus à réparer.
Ah, ces sétois  quels rigolos.
Tout de même, c’est vrai qu’on commence à devenir nombreux : cet après midi, j'irai attendre les chalutiers vers 15-16h, et je sais qu’il y aura foule.

 

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Mais d'ici là je vais aller me promener vers l'Est.

Pas de vent. Moi j'aime bien planer quand y en a. Mais là, rien. Que de la pluie.

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Nous, on aime le vent. C'est comme ça. Et encore, les Sétois, ils disent toujours qu’on en a moins ici qu'ailleurs. Les Frontignanais aussi disent cela : « Il y en a moins ici qu’ailleurs » Sauf qu’eux c’est à Frontignan. En fait, j’ai l’impression que tout le monde dit la même chose. Je crois que même à Narbonne, ils disent qu’il y en a moins qu’ailleurs. Leucate ou autre. Et à Leucate ? Eux ils s’en vantent, c’est le contraire, même que des gens viennent pour le vent. Ils utilisent des grandes couvertures volantes qu’ils tiennent au bout de longs fils. Nous on aime bien les regarder.

A sète on va les voir et on s’éclate. Sur la photo,d'ailleurs, on est à Sète, sur l'étang. On pourrait presque voir les éoliennes, au nord.

 

 

 

Et là, aujourd’hui, pas de vent.

 

 

 

 

 

Et à l’Est, ça pue toujours autant. C’est les usines : fumée blanche toute la nuit, pendant que les gens dorment. Ca s’arrête au petit matin.

Juste avant que les gens ne se réveillent.

Z’ont pas d’odorat les humains ?

26.03.2008

Chéri, c'est Paul !

MICHEL BARNIER EST VENU à SETE. IL S’EST RENDU A L’USINE SAIPOL.
Je vous relis l’article paru sur le site officiel de la Ville.
Et puis non, tiens. Lisez-le, vous !

"Le Ministre a salué, après la visite, “une unité industrielle exemplaire”, avant de s’engager à conforter la filière biocarburants “au bilan économique et écologique exemplaire”. François Commeinhes a quant à lui souligné que cette unité avait “toute sa place dans notre port car elle correspond parfaitement à l’orientation [qu’il] souhaite donner à l’ensemble de la politique municipale, à savoir la protection de l’environnement.

Le maire avait auparavant pu sensibiliser le Ministre à la présence à Sète d’usines génératrices de nuisances pour la population, qu’il souhaiterait voir délocaliser loin du centre-ville.»

Je trouve très satisfaisant que l’on réintroduise des industries sur le bassin de Thau : le faible salaire moyen et le taux de chomage important relevés sur notre bassin seraient une conséquence, en partie, du faible taux d’industrialisation de la région (source Insee).

La filière biocarburants est créditée par M. BARNIER, d’un « bilan économique et écologique exemplaire » ?

Ce bilan doit être nuancé et je vais tenter de l’expliquer simplement, du haut de mon analyse qui se la pète et de mes quelques années d’étude dans le domaine.... scientifique (des fois on a un peu honte de dire des mots comme ça dans notre société, ça fait tout de suite un peu ... chépa, un peu .... pas catholique quoi, celui qui va venir te foutre du cambouis sur ta plage quand tu regardes pas. Enfin, c'est à ça que vous me reconnaitrez, je suis le seul gabian de sète qui porte parfois une blouse !).
Ne le prenez pas pour de la prétention : ce ne sont que quelques réflexions, qui ne sont pas toujours à prendre au sérieux. Mais bon.

Qu’est-ce que les « biocarburants » ?

On appelle biocarburants les carburants issus de la culture de céréales en particuliers afin de fabriquer :
- Pour les moteurs à essence : l’éthanol (le même que celui que l’on trouve dans la vodka ou le pastis !) par distillation. Il est vendu par les producteurs sous le nom de bioéthanol (Pourquoi ? Bioéthanol, ça sonne mieux qu’alcool à brûler, même si c’est le même). Au fait, votre R18 à essence peut fonctionner au bioéthanol 85, c’est vrai, mais le moteur n’est pas fait pour, et cela entraine son usure rapide. A proscrire, donc, sauf pour quelques km, si vous tombez en panne en revenant du Perthus. Non je déconne, le moteur thermique classique ne peut fonctionner au Pastis. Hein ? Oui, c'est en cela que l'homme est supérieur à la machine.
Reprenons...
- Pour les diesels : il faut savoir que ce moteur a été conçu par M. Diesel (le hasard fait bien les choses !) pour fonctionner avec de l’huile. Ainsi, en fabriquant de l’huile avec des végétaux, on peut obtenir des carburants qui sont en fait des huiles végétales. Tous les anciens vous diront que leur diesel peut fonctionner à l’huile de colza, de tournesol… prenez la moins chère (les HDI, TDI et compagnI sont plus fragiles à ce niveau-là). D’ailleurs demandez-vous pourquoi cette huile a si soudainement augmenté récemment ? Non, ce n’est pas parce que c’est la plus riche en oméga3… (l'huile de colza n'est pas taxée à 80%, elle)

La culture de ces céréales est-elle polluante ?

Ne suivant en rien les spécificités des labels bio, ces céréales sont produites à grand renfort d’engrais, Ces engrais sont chers à produire, polluants dans leur fabrication (demandez à Sud Fertilisants), et dans leur utilisation.
Elles sont surtout très gourmandes en eau ! La pénurie d’eau que nous vivons chaque année dans plusieurs régions de France, la notre comprise, n’est pas étrangère à la demande d’eau par les agriculteurs céréaliers. L’impact sur l’environnement n’est donc pas négligeable.
Je veux ajouter que le prix des céréales augmente naturellement, à cause de la demande.

Oui, mais, un moteur fonctionnant aux biocarburants est moins polluant ?

Et non !
Puisque c’est le même type de moteur, le même type de carburant, la pollution atmosphérique est la même. (Faut prendre en compte les additifs). A noter qu’un moteur diesel est plus polluant qu’un essence, mais cela est une autre histoire… A force de nous dire le contraire, on a fini par le croire.
Où est l’intérêt ?
Notre indépendance vis à vis des carburants fossiles et de leurs producteurs (Pays du golfe, Russie,… mmmhh, que de bonnes démocraties). Au prix d’une augmentation monstre de la surface cultivable, d’une raréfaction et d’une pollution de l’eau et de la nature à cause d’une production intensive, non raisonnée, à l’opposé de la culture bio, dont nous payerons le prix fort d’ici quelques années...
Mais alors pas d’alternative ?
« C’est vrai quoi, sont tout le temps en train de critiquer ! »
La recherche avance dans pas mal de domaines : par exemple les piles à hydrogène (aussi appelée piles à combustible), qui posent quand même de sérieuses contraintes de sécurité. C’est un critère à prendre en compte, tout de même, pour nous qui voyageons avec des dizaines de litres d’essence ou de gaz sous les fesses !
Mais les biocarburants ne permettront même pas de faire la transition entre les moteurs thermiques et les autres modes de fabrication nomade d’énergie mécanique.
Peut-être faut-il se résigner à se serrer un peu la ceinture ? Oups j’ai encore dit un gros mot…
En attendant, très sincèrement bienvenue à SAIPOL et son usine chimique d’estérification. En toute connaissance de cause, et en ne nous faisant pas passer des vessies pour des lanternes, Messieurs les Politiques.

Allez, un extrait d’un article de wikipedia là dessus :

« Impacts sur la biodiversité, la ressource eau et les sols

Le développement exponentiel des cultures de palmier à huile en Malaisie et en Indonésie et la destruction corrélative des forêts constitue une grave menace pour l'Orang-outan, une espèce au bord de l'extinction.

La production de biocarburant, demande les moyens de la production agricole intensive, en terme d'engrais et de produits phytosanitaires. Dans une étude parue dans Bioscience, les chercheurs Marcelo Dias de Oliveira et al, (Université d'État de Washington) concluent que la filière éthanol à partir de canne à sucre réduit la biodiversité et augmente l'érosion du sol.

La production d'éthanol au Brésil, se base notamment sur l'exploitation de nouvelles terres défrichées pour cela.

Dukes estime que le remplacement des carburants fossiles par une combustion de végétaux actuels correspondrait au moins à 22% de la production végétale terrestre (y compris des végétaux marins), augmentant ainsi de 50% l'appropriation de cette ressource par l'homme, et compromettant la survie des autres espèces qui en dépendent.

Tyler Volk, professeur du Earth Systems Group du département de biologie de l'université de New York, estime que « la production massive d'éthanol pourrait augmenter la pression sur les terres cultivables, faire monter les prix de la nourriture et accélérer la déforestation».

Le caractère durable de la production de biocarburants peut être mis à mal si elle est réalisée de manière non durable : épuisement des sols, pollution des eaux et destruction de milieux naturels pour cette production. Selon les estimations des Les amis de la Terre, la plantation de palmiers à huile a été responsable de 87 % de la déforestation en Malaisie entre 1985 et 2000. 4 millions d’hectares de forêts ont ainsi été détruites à Sumatra et Bornéo. 6 millions d’hectares en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie sont programmés pour disparaître. La menace est sérieuse. "Même le fameux Parc National de Tanjung Puting au Kalimantan a été mis en pièce par des planteurs. Les orangs-outans en liberté sont voués à disparaître. Les rhinocéros de Sumatra, les tigres, les gibbons, les tapirs, les nasiques et des milliers d’autres espèces pourraient prendre la suite.". Plusieurs études dont un rapport du Department for Transport britannique sur les biocarburants notent l'urgence de stopper la déforestation en zone tropicale. Cette déforestation, liée en grande partie ou non au biocarburants concerne notamment le Brésil (destruction de la forêt amazonienne pour réaliser des monocultures de canne à sucre), la Malaisie, l'Indonésie, le Kenya, le Congo, le Nigeria, le Libéria, la Colombie, ou encore le Mexique. »

Donc, souvenons-nous de cette belle citation de M. BARNIER (mars 2008) : il faut s’engager à conforter la filière biocarburants “au bilan économique et écologique exemplaire”…

P.S. : Merci de m'avoir lu. Moi je crois que j'ai mérité une bonne bière, qui dégage elle aussi des gaz à effet de serre, que c'est à cause des bulles, mais une bière sans bulle, c'est pas bon (le méchant CO2  ouh qu'il est méchant).

 

19.03.2008

les odeurs, les odeurs...

J'adore me promener à la criée.
J'aime cette odeur iodée lorsque le vent est à la mer.
J'aime aussi l'odeur du poisson qui se dégage des bateaux et des quais.
Mais j'aime moins me promener dans les quartiers à l'est de la ville !
Pourquoi ?
A cause des odeurs des usines, pardi !
Après plusieurs dizaines d'années de plaintes de riverains, on est surpris qu'elles soient encore présentes, ces odeurs !
Oh, bien sur, la plupart du temps, le vent souffle vers l'ouest, alors c'est La Peyrade qui prend tout. Demandez aux gens qui habitent près du canal !
Oui, mais eux, ils votent à ... Frontignan.
Enfin, bon, ces odeurs qui viendraient de Sud Fertilisant, nous, à Sète, on les a depuis des années, nos enfants les respirent, les vêtements qui sèchent sentent tellement mauvais qu'il faut parfois les relaver.
Alors 2 solutions possibles :
a) on déplace l'usine.
b) on oblige l'usine à traiter correctement les fumées et gaz émis.
En attendant, on pue, on a la gorge qui pique, et moi, j'ai les plumes qui jaunissent...