06.05.2008
De retour à Saint Clair...
L’avait l’air sympa, ce jeune.
M’aurait rien piqué ? Non, c’est bon, ma sacoche est là.
De toute façon avec Staline, pas de soucis.
Hop, petit raccourci par le sens interdit ni vu ni connu pas pris, on monte par le chemin de Saint Clair, à gauche, pis à droite, pis à gauche, à droite, pis on monte, on redescend, ça y est on est chez moi.
Dans la boite à gants, la télécommande, bip, gyrophare, le portail s’ouvre. Ah, la technologie, c’est beau.
Le bruit du gravier. Ma piscine. Toujours pas déclarée faudra faire gaffe, avec leur logiciels de photos satellites Gougleux où je sais pas quoi…
Remarque j’ai un arrangement avec les impôts depuis que j’ai dénoncé mon boucher, mais bon quand même. Il vient à sa boucherie en 4L, et il est toujours taché de partout. Nous prend pour un con, avec sa jaguar le dimanche.
Ah, Cathy est là, je la vois dans la cuisine.
Elle va être contente, j’lui ai acheté son produit qu’elle a vu à la télé, pour « tout récurer à la maison, des-chiottes-au-grenier-sans-frotter. ».
En plus, c’est pas pour elle, c’est pour la bonne, qu’on a pris avec les aides du Chèque en bois Sévices ou je sais pas quoi, qu’on paie pas cher. C’est bien les chèques Empois Serre-visse. Parce qu’avant, elle était au noir la bonne.
Cétait une congolaise. (Elle nous fait rire, cette blague, ma femme et moi, notre congolaise elle était au noir). Mais elle est repartie dans son pays, vu qu’avec Sarkozy, ça s’est durci. On l’a vu se faire embarquer. C’est pas des rigolos.
Ma femme, elle m’énerve, avec sa télé.
« Ramène moi ci, ramène-moi ça. J’ai vu la pub, il est estra ce produit.»
Elle vient m’aider à sortir les courses. Moi je prends le Sopalin et le papier cul, je lui file l’eau et le bidon de vin, avec le sac de Grolic pour les chiens, savez, celui avec 5 kg gratuits.
Au fait, vous connaissez pas mes klébars ?
Bon, y a Staline, que vous avez vu dans la voiture. Tiens, sors Staline.
Un labrador. Non c’est un mâle, mais il a un peu grossi depuis son opération. Il est gentil. C’est mon pôte, mon poto. Hein, Staline ? Hein son chinchin à son papa ? oui-oui-oui-oui-oui-oui-le-chien-chien !
Et pis il y a Lumière. C’est ma femme qui l’a appelé comme ça. Elle a dit qu’on en manquait à la maison. ( ?)
Bon et puis là, c’est ma femme. Cathy.
La-bas y a ma tondeuse. Une woof 250.
Pratique, ça.
Je me présente : je m’appelle Stéphane Tortolli. Oui, c’est moi les facades Tortolli. « Facades Tortolli, on vous refait la facade, c'est pour la vie.»
Ouh, là, y a PPDA, dans 3 minutes. Vous rentrez prendre l’apéro ?
07:05 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chien à sa maman, tour du propriétaire

