13.08.2008
Roanne : le préfet a dit non ?
Lecture du Midi Libre du 10 aout 2008...
« - Ah ben, le préfet est contre, c’est d’Ettore qui le dit dans le journal. »
« - C’est qui, Des tords, papa ? »
« - Gilles d’Ettore, c’est notre député, fiston. »
« - C’est un peu comme le Maire, le dépités ?»
« - Oui, enfin, non, enfin un peu. »
« - Et il est contre quoi, le prêt-fait ? »
« - Et bien, près de l’hôpital, il y avait un terrain, sur lequel on devait construire des immeubles, et le préfet est pas d’accord avec le permis de construire accordé par le Maire. »
« - Parce qu’il faut un permis pour construire, c’est comme pour conduire des autos ? »
« - Et oui, fillou, il faut un permis pour construire, même un cabanon, et c’est le Maire qui le donne, sinon c’est le bordel, le bazar, chacun fait ce qu’il veut. »
« - C’est grave si chacun il fait ce qu’il veut ? »
« - Faut que les gens respectent les mêmes critères, et le Maire est là pour ça, il vérifie. Tu vois ? »
« - Et pourquoi il est pas d’accord, le pire-effet ? »
« - A cause des hélicoptères des urgences. Il pense que l’immeuble pourrait géner les décollages et les atterrissages de l’hélico. Ca peut arriver, même au Maire, de se tromper.»
« - Et le parfait et le maire ils se sont disputés ? »
« - Peut-être, c’est difficile à dire, on n’en sait rien. Le préfet n’est pas d’accord avec le Maire sur ce point, c’est tout. C’est pas un drame. Et c’est « préfet », petit, pré-fet.»
« - Dis papa, le préfé il a une moustache ou une barbe et des poils partout ? Hé, papa ? HE, PAPA !»
« - Mmm ? ché pas. Pourquoi cette question ? »
« - Parce que si il est pas d’accord avec le Maire, c’est forcément un commiste, et il va envoyer tous les sétois dans des camps et nous torturer et pis il va faire mal à Maman si on n’est pas d’accord ? Moi j’aime pas les commistes.»
« - Mais non il est pas communiste. C’est Monsieur Nicolas Sarkozy, notre président de toute la France, qui l’a nommé. Alors tu vois. »
« - Toute la France, c’est même à Frontignan et Agde ? »
« - Oui chéri. »
« - Et Poussan aussi ? »
« - Ah ça je sais pas. Non je plaisante bien sûr que oui… Mais qui t’a raconté ça, sur les communistes ? »
« - C’est tonton jami et tata… Même qu’ils ont dit que on avait eu de la chance de s’en sortir parce qu’avant, à Sète, y en avait plein, que même ils mangeaient les enfants, et que moi, forcément j’étais né après, sinon ils m’auraient mangé ! »
« - Ah… et ils t’ont dit quoi d’autre ? »
« - Ils ont dit que Kevin, ils l’avaient pas mangé parce que heureusement vous l’aviez caché au garage pendant très longtemps, jusqu’à ce qu’il soit grand … comme CA ! »
« - Tu sais, lucas, on a le droit d’avoir voté pour le Maire, et de pas être d’accord sur certains points avec lui. Ca veut pas dire qu’on est communiste. »
« - Ah, tant mieux, parce que, tu sais, j’ai cru. Pis c’est tonton qui me l’a dit. Il m’a dit, ton père il est en train de devenir commiste ? Alors moi j’ai dit non, passeque t’as pas de barbe, et tu manges pas les enfants. »
« - Les communistes ne mangent pas d’enfants, petit. Par contre, pour l’histoire des camps et des tortures c’est vrai. Mais il y a longtemps maintenant. Et puis c’était une dictature, et c’est ça surtout le danger. Toutes les dictatures sont dangereuses, quel que soit le type de société. »
« - Pour les camps je savais. Tonton il m’a filé des bouquins avec des photos et tout ça avec Lennon et Stallone. »
« - Lénine et Staline tu veux dire. Lennon, c’est dans la chambre de ton grand frère, et Stallone, c’est dans le salon à tonton jami. Mais fait voir ces livres ? … Mais c’est des livres pour les grands, ça. »
« - Mais ils peuvent pas revenir, les commistes ? »
« - T’en connais toi, des communistes ? »
« - Oui, y a Librétti. Je l’ai vu au pestacle de Théatre de mon école. Mais il a pas mangé d’enfants. Mais sinon, je crois qu’il est tout seul. »
« - Oui, y en a plus beaucoup. Mais ça arrange beaucoup de gens, à Sète, de dire qu’on est communiste dès qu’on est pas d’accord avec la Mairie. Comme les communistes qui font l’inverse si on n’est pas d’accord avec eux. Et ceux qui n’aiment pas les communistes essaient de faire croire qu’on pourrait encore se retrouver en URSS. »
« - C’est où, les Rèssès ? »
« - C’est plus l’URSS. On appelle ça la Russie. »
« - Avec Potine qui fait la guerre à la Jéorgie comme à midi à la Télé ? C’est un commiste, lui aussi ? »
« - Non, c’est un Russe. »
« - Et les Russes, c’est des méchants ? Oui, s’ils étaient communistes ? Et les allemands aussi alors c’est des méchants ? Tonton il dit que oui, comme c’était des nains-si-on-est-le-socialiste, mais il dit que les pires c’est les….»
« - Bon ! écoute, va jouer avec ton frère, on en reparle ce soir d’accord ? J’ai deux trois coups de fil à passer… à tonton. »
15:15 Publié dans Actualités, Philosophie à 2 balles | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roanne, sète, immeuble, héliport, construction, hopital, prefet
30.07.2008
ROANNE : 10 étages !

Robert Verret, responsable régional de Kaufman and Broad, (promoteur qui veut construire sur une parcelle du terrain "Roanne", près de l'hôpital de Sète) déclare dans le ML du 30 juillet : "Notre projet se situe à 140 mètres de l'hélisurface de l'hôpital et culmine à 35 mètres de haut. L'hélistation, elle, est située neuf mètres plus bas. Tout en sachant qu'il y a des arbres qui, actuellement, sont plus hauts que notre projet. La mairie nous a demandé de ne pas gêner les rotations de l'hélicoptère du Samu, y compris pendant la phase des travaux. Et nous ferons tout pour ne pas les gêner bien évidemment."
Alors comme pourrait dire Francis Cabrel :
35 m de haut ?
Oh, je me manque
Ou, à 3 mètres et demi
L'étage,
Ca fait 10 étages !!
10 étages, dis
Faut-il rester de marbre
Si on te dit
Qu'il y a des arbres
Qui sont plus hauts
Actuellement que le projet
de Roanne ?
Oui, mais tant qu'
Il est en rouleaux de papier !
Rouleaux de papier...Dis Kaufman,
Je suis pas
Une marionette
Ni un âne(solo)
Bon merci Francis.
Dans la même édition, on a un peu la réponse de l'aviation civile : René Jouannelle est le délégué régional de l'aviation civile. Voilà quelques extraits :"Notre rôle n'est pas de donner une autorisation pour la délivrance du permis de construire par la mairie. Nous ne faisons qu'attirer l'attention de la ville de Sète sur la compatibilité entre la construction d'un bâtiment et les rotations des hélicoptères. La Ville fait ce qu'elle veut. (...) Plusieurs projets ont été présentés. Certains sont compatibles avec le fonctionnement de l'hélisurface, d'autres non. Car il est possible de construire un lotissement sur ce terrain sans que cela ne perturbe le fonctionnement de l'hélisurface. Je le répète, c'est une question de choix de la municipalité, de l'hôpital et évidemment du constructeur. Il y aura certes des nuisances sonores mais pas au point qu'elles deviennent invivables pour les habitants car les rotations du Samu ne sont pas si fréquentes*. (...) Mais, c'est certain, un hélicoptère génère du bruit. Et s'il survole les toitures à moins de deux mètres, on peut imaginer que certains éléments, comme une chaise en plastique, par exemple, puisse s'envoler. Mais notre avis là-dessus n'est que technique. Encore une fois, c'est à la Ville d'arbitrer et de concilier les intérêts divergents du constructeur et de l'hôpital."
Quoi, le constructeur et l'hôpital ont des intérêts divergents ?
09:20 Publié dans Actualités, Quartiers Hopital, Métairies | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roanne, sète, immeuble, héliport, construction, hopital
27.07.2008
Pompiers et HOPITAL : HAPPY END ?
L'HELIPORT de l'hôpital :
G d'ETTORE, notre député, édition du ML du 26 juillet : « Le maire de Sète me dit "la première partie de ce terrain a été vendue de gré à gré à 300 € le mètre carré. Ça ferait cher la place de parking si la Ville avait dû l'acheter pour ça !" » Et de préciser : « En réalité, il aurait fallu que les municipalités précédentes s'en préoccupent. Depuis 25 ans, les maires qui se sont succédé n'ont pas changé, dans cette zone, les règles d'urbanisme... Ils auraient pu. »
A nouveau, on recourt à l'action des maires précédents, M. LIBERTI et M. MARCHAND, pour expliquer qu'il faut aujourd'hui gérer les conséquences des décisions d'hier. Moi, je ne peux pas juger. Là maintenant tout de suite je manque d'éléments. Mais c'est une réponse un peu bateau.Normal, peut-être pour une ville comme Sète ?
Le terrain est trop cher ? Cela signifie qu'il n'y aura pas extension de l'hôpital tant que les prix de l'immobilier resteront élevés ?
M. COMMEINHES, de son coté : toujours dans la même édition ML du 26 juillet : « Il n'a jamais été question d'établir l'héliport au Pont-Levis. Le second permis de construire, en préparation, concerne un projet immobilier d'une hauteur maximale de 9 m à plus de 150 m de la surface d'atterrissage. Là encore, l'aviation civile sera consultée et nous suivrons son avis... »
Bon, on l'a tous rêvé, que M. COMMEINHES a évoqué ce déplacement.
Prenons acte.
Pourtant, dans cet article d'Olivier SCHLAMA, dans l'édition du 25 juillet : " Le rapport de la DGAC, la direction générale de l'aviation civile, qui date du 28 avril 2008 (pourquoi ne l'avoir pas donné plus tôt ?) dit dans ses conclusions : « Le projet (...) n'impacte pas l'exploitation de l'hélisurface actuelle sur le plan des performances opérationnelles, par contre on peut noter que les bâtiments futurs seront susceptibles d'être survolés à très basse hauteur lors des phases de décollage et atterrissages, de l'ordre de 2 à 3 mètres au-dessus de la toiture, la trajectoire nominale passant à la verticale des bâtiments, ce qui entraînera des nuisances en termes de bruit et d'effet de souffle verticaux. » Mais ajoute aussitôt : « Lors de la construction des bâtiments, l'implantation éventuelle de grues fixes ne sera pas compatible avec l'exploitation de l'hélisurface actuelle (site de remplacement à prévoir). »
M. Commeinhes a du s'engager auprès du constructeur pour qu'il n'y ait pas de problème pendant la construction. Il faudra tout de même que les acheteurs de ces appartements soient bien au courant des futures nuisances dues à la présence des hélicos.
De plus, tout cela concernait la parcelle de Roanne la plus éloignée. Attendons les projets pour ce qui est de la parcelle la plus proche...
LA CASERNE :
Les pompiers sont partis de la place de la Mairie ! Finies les soirées mousse ?
Ils semblent avoir reçu l'assurance que leur problème était bien pris en compte par la Ville. Mais chat échaudé craint l'eau froide, ils restent en grève administrative jusqu'au 19 aout, date à laquelle ils devraient connaitre le projet proposé.
Dans les 2 cas, tout semble s'arranger, réjouissons nous.
Au fait, montée de mayonnaise inutile ou opposition des citoyens compréhensible ? C'est une des choses qui continuera à diviser les sétois. L'avenir donnera peut-être raison à l'une des 2 parties.
Pour terminer, une petite citation, ou plutôt un argument, donné par M. De Rinaldo pour clore un débat, en s'adressant à l'opposition, lors du dernier conseil municipal :
"Et puis les Sétois nous font confiance, sans cela, ce serait vous qui seriez à notre place. Question suivante."
Allez, question suivante.
10:00 Publié dans Actualités, Politique, Quartiers du Centre ville, Quartiers Hopital, Métairies | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ettore, Commeinhes, De Rinaldo, hopital, sete, caserne, pompiers
23.07.2008
L'Héliport de l'Hopital menacé...
En ce moment, on parle beaucoup de la propriété dite Roanne : des immeubles d'habitation devraient être construits sur cette propriété, proche de l'héliport.
De ce fait, des inquiétudes s'expriment sur la survie de cet héliport, entouré d'immeubles.

En fait, suite à héritage ou donation, la partie nord de la propriété se trouve découpée en 2 parties, à peu près comme sur cette vue aérienne, ci-dessous. Ouais je me suis pas mal baladé en avion ces derniers temps. Mais non je suis con, je suis un gabian, je vole.
Je tire cette info du conseil municipal du 22 juillet.

La partie EST est déjà vendue depuis un certain temps, et un permis de construire a été déposé semble-t-il en 2007.
C'est la partie OUEST qui poserait problème aujourd'hui. Un permis a aussi été déposé plus récemment sur ce terrain.
Au fait, qui a acheté ? Non, Kaufman et Broad ? Encore eux ? Et oui. Mais les deux ?
Est-ce que la Mairie pouvait préempter ce terrain et empêcher la vente à un promoteur ? Pourquoi la mairie affirme qu'elle n'était pas au courant des besoins de l'hôpital alors que le Maire fait partie du Conseil d'administration (d'après les statuts de l'hopital) et que ses représentants sont présents à ces conseils?
M. le Maire a répondu que c'était à l'hôpital de faire les démarches en temps et en heure auprès des services municipaux pour que la Ville préempte le terrain. Et que cela n'a pas été fait. Donc c'est la faute à l'hosto.
M. Commeinhes a accusé M. Liberti de "faire une fois de plus de la désinformation", et a invoqué l'obtention de l'IRM pour notre hôpital aux dépens de Béziers, pour justifier qu'on ne pouvait pas lui imputer d'être contre l'hôpital de Sète.
Tout de même, pour ma part, je me souviens que lorsque Auchan envisageait de se déplacer, l'hôpital avait fait part de son intérêt pour l'espace qui se libèrerait. Tout le monde le sait, que notre hôpital manque de place. Il suffit d'y être allé une fois. Ne serait-ce que pour les parkings.
A ce propos, le centre de dialyse, structure privée, qui loge dans des bâtiments provisoire, a informé l'hôpital de son souhait d'intégrer l'immeuble à venir : cela libèrera des places de parkings (une vingtaine ?).

Est-ce que la loi empêche le promoteur de construire des habitations si près de l'héliport ? L'immeuble construit ne devrait pas dépasser la hauteur des arbres, pylônes proches de l'héliport, et devrait s'aligner sur la hauteur du bâtiment qui fait l'angle du boulevard de Verdun et du chemin de la croix de Marcenac qui vient de se construire, toujours d'après M. le Maire (au conseil du 22 juillet).
En tout cas les syndicats sont très inquiets.
Si l'héliport est supprimé, ou déplacé à cause de ces habitations, l'avenir de l'hôpital est gravement menacé d'après l'ensemble du personnel du centre hospitalier.
Et si l'hôpital est menacé, et qu'il ferme, cela libère pas mal d'espace constructible, dites-moi ? Pile poil dans le prolongement du boulevard jean mathieu grandjean, vous savez, là où on a l'impression que des gens jouent au Monopoly..., (oui, on rogne sur la pinède, mais on s'en fiche). Mais alors, plus de gens, et pas d'hôpital ? Non, mais une clinique, la Polyclinique Sainte Thérèse, dirigée par notre Maire.
Ca semblerait tout de même un beau gâchis. Et tellement improbable, ou plutôt inimaginable...
Je reprends une définition donnée dans Wikipédia : "Un conflit d'intérêt est une situation dans laquelle une personne ayant un poste de confiance, tel qu'un avocat, un homme politique, un cadre ou un dirigeant d'entreprise, a des intérêts professionnels ou personnels en concurrence. De tels intérêts en concurrence peuvent la mettre en difficulté pour accomplir sa tâche avec impartialité. Même s'il n'y a aucune preuve d'actes préjudiciables, un conflit d'intérêt peut créer une apparence d'indélicatesse susceptible de miner la confiance en la capacité de cette personne à agir correctement à son poste."
Impossible de ne pas y penser...
Non, ne tombons pas, nous, dans l'indélicatesse, n'en parlons pas.
Prenons maintenant l'hypothèse que l'héliport soit déplacé au Pont levis : c'est le projet mis en place, au moins pendant la durée des travaux.
Ce serait sur la piste d'ULM. Cette activité pourrait-elle être maintenue ?
Par ailleurs, y a-t-il conformité avec le Schéma de Mise en Valeur de la Mer ? Pas d'après l'Association Entre Mer et Etang- Sète Environnement.
A l'angle, en haut à droite, le Pont Levis qui rend impossible à un véhicule lourd d'accéder à la place. L'endroit est difficile d'accès : il faut passer par le passage à niveau qui se trouve à l'ouest, vous savez, au petit rond point, sur la route d'Agde. et empiéter sur une zone interdite actuellement aux véhicules à moteur (zone protégée) (à nouveau ce SMVM !)
Et énorme perte de temps.
Hé, au fait, on voit un kitesurfeur dans l'eau ! Il y a des kiteurs un peu partout sur l'étang de Thau dans GoogleEarth*, c'est à dire sur les photos satellites !
Oui, regardez, la petite vague (sur la photo au dessus) qui fait une virgule, à gauche, on distingue l'aile sombre* ! Et sur le parking, on voit une aile verte, et des types en train de décharger à l'arrière des voitures.

On distingue aussi une planche à voile en train d'être montée!
Il faut bien regarder, parce que bientôt avec le nouvel héliport, plus de kitesurf et plus de planche à voile au Pont Levis. Dommage pour une ville d'eau...
(Alors déjà qu'on peut difficilement faire du kite en mer à Sète, parce que les bouées n'ont pas été placées, on va bientôt plus pouvoir en faire à l'étang ?)
Au fait, et la base de loisirs prévue ici ? Avec l'héliport, on abandonnerait le projet ?
En tout cas, le déplacement de l'héliport au Pont Levis pourrait durer pendant toute la construction de ces immeubles. Peut-être 1 an. Peut-être 2 ? C'est un gros chantier tout de même.
ET SI ON PLACAIT L'HELIPORT AU STADE DE FOOT ?

Ah non pas le foot c'est sacré !
* téléchargez google earth en cliquant ICI, c'est gratuit.
17:45 Publié dans Actualités, Quartiers Hopital, Métairies, Quartiers Ouest et la plage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Hopital, sète, héliport, pont levis, Kaufman et broad, KetB, conseil municpal
11.05.2008
Résurrection à l'hôpital de Sète et du Bassin de Thau
Saison 1 - Episode 06
« - Mais enfin Maman, arrête ! Laisse le se réveilller. »
« -Je lui explique que je lui ai apporté des chocolats, qu’il y a des pralinés, comme il les aime, et aussi des… »
« -MAMAN ! »
Je suis sur le lit, je me réveille,il y a un vacarme pas possible dans la chambre : Steven et Enzo jouent à cache-cache dans le couloir, Jenifer au téléphone avec une de ses copines, Belle-Maman qui me parle avec un débit de speaker de foot, Beau-Papa crie au téléphone pour dire que la bouffe que l’on vient de m’apporter est froide. Sauveur ne parle pas, il hurle.
D’ailleurs il est toujours au téléphone quand l’infirmière entre dans la chambre et lui dit sur un ton tranchant que c’est elle qu’il avait au téléphone qu’il ne doit pas troubler la tranquillité et le repos des patients. Sauveur raccroche, vu qu’effectivement, au bout du fil, y a plus personne…
Lui, on sait pas pourquoi il s’est acheté un téléphone : quand il est au Quartier Haut et qu’il téléphone à un type de son bateau amarré à la Criée, des fois, il lui parle, l’autre répond, et après ils s’aperçoivent qu’ils ont oublié d’allumer les portables.
« -Il a ouvert les yeux il a ouvert les yeux !! »
Oui j’ai ouvert les yeux. Si c’est ici le Paradis, alors qu’on m’emmène en Enfer !
Avant que je n’ai pu dire un mot :
« - Ca y est on t’a opéré. Tu vas avoir un nez tout neuf ! »
« - Et là t’as un beau pansement ! »
Effectivement, je vois en 16/9, sauf que j’ai allumé les 2 téléviseurs en même temps, et que les bandes noires sont verticales, et au milieu.
« - Mon, Mien, quand’est-ce gue je zors ? »
« - Ils te gardent en observation 2 jours, mon chéri, histoire de vérifier que tout va bien. Tu as de sacrés hématomes quand même ! »
« - Ne vas pas l’inquiéter avec ça ! On est bien content de vous revoir Stéphane. »
Comment être franc, comment ne pas mentir ? LAISSEZ MOI, CASSEZ-VOUS!!
« -Berci, Arlette. Alors chés chocohats, ils sont à goi ? »
07:30 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hôpital, sète, gynécologie
07.05.2008
Malaise dans la salle de bain...
Mercredi 2 avril 08.
Ce matin, il m’est arrivé quelque chose de terrible.
Je vous raconte.
Je me lève, comme d’habitude, et je descends prendre mon petit déjeuner. Comme d’habitude.
Bref je fais tout comme d’habitude : je fais mon petit caca, puis je me dirige en sandales et peignoir en me grattant le ventre et la barbe jusqu’à la cuisine, j’allume machinalement ma radio, cafetière, tartines au grille-pain, beurre du frigo, couverts, hopla un petit œuf en chocolat tant que ma femme dort, je m’assois, et réveille tranquillement mon cerveau en écoutant la radio. J'allume, au hasard, France Inter. J’écoute jamais. Je paye pas la redevance, je suis pas malhonnête, simplement j’écoute pas les Télés et radio publiques.
Et les infos défilent, les morts en Afghanistan, not’Président qui veut y envoyer les troupes, mais il veut pas de débat, Fillon non plus, vu qu’il y en a jamais eu pour ce genre de décision. Ah si ! dit le journaliste, pour La Guerre du Golfe 1 (ma préférée).
Bon.
Et puis, il y a Hollande qui parle. Il veut un débat, c’est important d’en discuter avant si on veut envoyer des Français, même si c’est des militaires, il nous dit. L’a pas tort sur ce coup-là, Flamby.
J’ai fini le p’tit déj, je laisse bol et couverts sur la table, c’est Cathy qui range après le petit déjeuner des mômes.
Je monte à la douche. Je rallume la radio de la salle de bain (je suis mélomane, j’écoute souvent Nostalgie. Sinon, j’aime la Grande Musique. Catherine Lara, Les comédies musicales, voyez.).
Allez rezou les infos.
Là, je sens un point au ventre, comme une petite boule. Je presse avec la main, j’appuie avec les doigts. Ca semble passer.
Ah, on est mercredi, une info rapportée par le Canard Enchainé. C’est rigolo des fois.
Mais là, c’est sur Nicolas Sarkozy. Apparemment, n’importe qui, vous, moi, pouvait le faire radier des listes de Neuilly, en invoquant l’absence d’une quelconque attache administrative avec cette ville, à la suite de son déménagement de Neuilly vers le Palais de président. Le Canard invoque une magouille, usage de faux, pour parvenir à être inscrit dans les temps, car il a laissé passer la date pour s’inscrire sur les listes électorales. Et ça l’aurait foutu mal de pas voter, pour un président. C’est vrai que ça aurait fait ballot.
Je sifflote, en me rasant. Et c’est là que j’ai eu vraiment peur !
A la radio ils viennent d’annoncer que le débat sur les OGM laisse apparaître un soutien d’une grosse partie des parlementaires UMP, et que le risque, d’une prolifération sauvage est important, ce qui est logique puisque les champs d’OGM ne peuvent être mis sous cloche ! Et comme tous les brevets appartiennent aux américains, plus question de ne rien leur verser si on trouve dans la production des agriculteurs, une partie même négligeable d’OGM.
Si il y a compétition des espèces entre elles, on peut même imaginer la colonisation globale de la planète par les OGM, et disparition des plantes naturelles !
On enchaine sur le plan de rigueur qui n'en est pas un dixit Madame Lagarde et...
Là, je me sens vraiment mal. Le miroir se met à osciller lentement en diagonale, puis en ellipse devant moi, les spots aussi, de plus en plus, comme si je me trouvais dans une balancelle, puis le plafond me fait face et je me sens partir la tête en arrière. Je vois mes mains mouliner dans le vide je sens que je tombe putain je vais me ruiner la gueule sur le carrelage je vais m’ouvrir le crâne. Dans ma bascule de playmobil, le corps tout droit les bras en angle droit, ma main droite accroche le rideau de douche, je suis sauvé ! Mais klong klong klong les anneaux s’arrachent l’un après l’autre de la barre qui soutient le rideau et celui-ci me suit dans ma chute, comme la cape de superman, sauf que moi c’est Stéphane. Mon corps pivote autour de l’épaule qui tient le bras qui tient le rideau qui tient plus à rien, en tout cas plus à grand chose, si, un dernier crochet, et je fais un tour complet avant de me diriger, le corps à l'horizontale, vers le chiotte. Je lève les yeux, je vois le chiotte arriver à toute vitesse vers moi. J’ai jamais vu un chiotte aller si vite. BONG-CRAC. Bong Le réservoir sonne creux, Crac Mon nez se désintègre en au moins deux morceaux bien distincts, celui du haut et celui du bas. Sous le choc, j’essaie de me redresser, ma main se pose sur … un savon et je m’affale dans la baignoire, une main restée derrière, sur les WC, et l’autre largement devant. Une vraie danseuse, un bras devant, un derrière. Sauf que c'est à nouveau la tête la première. Le rideau qui m’a suivi tombe sur moi, suivi du tube en métal qui soutient l’ensemble, dans un fracas assourdissant.
Je pisse le sang. Je lève la tête car il pleut.
Non, c’est la douche qui s’est mise à couler. Mon pied a du pêter le robinet…
Je suis en train de tourner de l’œil qu’est-ce qu'il m’arrive bon dieu ?
Cathy déboule dans la salle de bain. On file aux urgences…
(A suivre…)
07:00 Publié dans Feuilleton : La seiche à la sétoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : malaise, urgences, hopital


