08.07.2008
"Hé, on peut pas tous habiter ici", à Kaufman&Broad Ville
En fond sonore, la chanson qui a accompagné la campagne du Maire. A méditer...
L'autre jour, sur un de mes merveilleux petits messages, vous savez, un de ces bijoux de psychologie, un diamant de clairvoyance et de sagesse, matiné comme d'habitude d'un peu de bétise et/ou de méchanceté, une charmante personne laissait ce très gentil commentaire pour notre pays : "Nâaan...., c'est pas possible! Vous habitez un coin pareil? C'est une offense aux pauvres citoyens de l'intérieur! Obligation: Partager." C'était signé Marieswiss, pour info.
Ca m'a fait penser à une réplique, dans un spectacle de Daniel Villanova (faut aller le voir, lui, c'est obligatoire), dans "l'Hiver" je crois : lorsqu'un touriste complimente un petit vieux sur la beauté de son pays et la clémence du climat, dans le midi, celui-ci rétorque, l'air narquois : "et ouais, mais on peut pas tous habiter ici hé ?".

Et bien, quand je vois tous les projets immobiliers depuis quelques années, notre chère pinède décimée année après année, et les immeubles qui poussent comme des champignons dans tous les quartiers, je me demande :
Messieurs nos politiques, voulez vous faire venir tout le monde habiter à Sète ?
On a l'habitude de se moquer de la Costa Brava. Mais en quel honneur, puisqu'on suit le même chemin ? Est-ce se replier sur le passé que de refuser de voir nos terres données aux promotteurs ? Est-ce être rétrograde ? Petit Jésus, cela va-t-il me faire devenir communiste ou babacool m'empécher d'aller au paradis si je m'oppose à tout ça ? S'il te plait réponds-moi car j'ai peur.
On pouvait prétexter vouloir modérer l'envolée de l'immobilier, en proposant un grand nombre de projets, et que pour les espaces verts on verrait plus tard. Soit. On pouvait dire qu'avec nos plages, les enfants avaient un sacré terrain de jeu. Pourquoi pas. C'est une façon de voir.
Au moment où on parle tant d'environnement, on sait très bien qu'une rénovation est bien moins vorace pour notre planète qu'une construction. Mais on le cache. On construit à tout va. Et pour ces constructions, il faut des matériaux, du sable de nos plages, des cailloux de nos montagnes.
S'étonner ensuite que des multinationales dévorent nos paysages pour trouver toujours plus d'agrégats et de sable, pour fabriquer le béton et le ciment de nos nouvelles maisons. Ce phénomène est national : allez jeter un oeil chez mon ami à Kerhostin en sud bretagne et le Peuple des Dunes, qui se battent contre le scandale du sable extrait par milliers de tonnes au large, par LAFARGE, avec l'appui certains élus, au mépris des études menées qui prévoient une érosion accrue de leur côte. LAFARGE, une entreprise bien connue chez nous...
Mais revenons à Sète. Certes, on nous rabache qu'il y a encore trop de mal-logés. Mais est-ce que ce que l'on construit va servir aux mal-logés ? Moi, il ne me semble voir que spéculateurs et résidences secondaires...
Et cette fameuse loi, qui est censée protéger notre littoral des constructions anarchiques, est-elle si bien appliquée à notre commune ?
Et pourquoi Kaufman & Broad est-il si bien implanté à Sète ? 354 logements sur une ville comme la notre, ce n'est pas rien ! 354 logements, y en a pour tout le monde, ok, mais pas un seul espace vert ?
354 logements ? on peut trouver cette info peut-être en mairie, moi je l'ai tourvée dans une interview de GUY NAFILYAN - PRÉSIDENT DE KAUFMAN & BROAD novembre 2007 (http://www.explorimmoneuf.com/ib-neuf/ibn-071101-parole-a...)
Moi je me pose des questions, les mêmes que tout le monde. Expliquez-moi, j'aimerais savoir.
09:35 Publié dans Actualités, Nature/Environnement, Politique, Quartiers du Centre ville, Quartiers du Mont Saint Clair, Quartiers Hopital, Métairies, Quartiers Ouest et la plage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : immobilier, promotteurs, pinède, spéculateurs, kaufman, broad

