05.07.2008

Les gens veulent du bio !


Shantel est en concert au Théâtre de la Mer le 7 aoùt 2008)!
 

 

Ouais non parce que tu vois ma chérie, le problème est toujours le même, les gens veulent du bio, que l'effet de serre diminue, moins de pollution, mais ils prennent pas les transports en commun. 
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Tiens prends à droite. 

Ben oui ! Tiens, un exemple : la Ville a installé des parkings aux entrées de Sète. Pour désengorger le Centre Ville et inciter les gens à moins prendre leur voiture.

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Non, les gens sont mécontents. On leur pique leur petite plaplace pour faire une terrasse de café ? Ca ne va pas... 

C'est comme pour les places d'handicapés : qui les respecte ? Non, les gens sont mal élevés, ils se garent n'importe où, sur les trottoirs, devant les bateaux...

Au fond prends à droite. On va bien finir par trouver tout de même ?

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Non, comme je te disais, le problème, c'est que les gens ne respectent plus rien,  ils se mettent sur les passages piétons, aucun sens civique. La seule chose qui compte pour eux, c'est leur pomme, ils voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Bon, ici non plus, continue un peu plus loin...

Et puis faudrait pas qu'ils aient à trop marcher ! Pourquoi à ton avis les commerçants du Centre Ville se plaignent ? Oui, parce que les gens préfèrent aller au supermarché, se garer sur le parking. Y en qui savent même pas faire un créneau, qu'est ce que tu veux qu'ils essaient de rentrer dans Sète...

Et alors, si on faisait des quais piétons, comme à la Saint Louis, ce serait la révolution ! 

Ah, ben voilà, ici c'est très bien. Oui, mets toi là.

Au milieu, tu gènes personne... 

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Tout de même, quelle idée d'avoir fait toutes ces maisons sur les parkings de la plage !

26.05.2008

les crocottes aux chiens-chiens 5/5

BAC : réussite totale

 

free music

 

 

Ayant tiré la leçon de ma précédente intervention, je m’approche, à pas feutrés, tel un sioux. Je m’approche. Le roquet est en train de courir rien qu’avec les pattes de derrière en faisant du surplace, et de la poussière, vous savez, celles de devant, elles bougent pas et il regarde fixement devant lui, imperturbable. C’est pas forcément à ce moment qu’ils ont l’air le plus intelligent, nos meilleurs amis de l’homme. Mais à mon avis, il vient d’en faire une belle.

Petit regard méfiant vers le kleps, mais comme il est tout gris, rapide estimation de son age, pour les chiens faut multiplier par 7, pis par 9 après 8 ans, et additionner l’age de la vieille. Putain, c’est une momie ce chien ! Je m’approche de mamie, je m’approche… 1 m, puis 50 cm, 30, 20, 10.

Large et profonde aspiration, les bras tendus légèrement en arrière, le torse bombé, quoique légèrement courbé, vu que la mémé, elle fait moins d’un sarkozy… Et d’une voix la plus forte possible dans l’oreille, je lui gueule :

« HE MéMé TU PEUX PAS ALLER FAIRE CHIER TON PUTAIN DE CHIEN AILLEURS OUAIS !! Y EN A MARRE DE VOS MER-DEUH !! »

La vioque est prise comme d’un électrochoc, sous l’influx nerveux ses jambes se tendent, l’espace d’un instant elle ne touche plus sol, toute raidie, tellement raidie, la tête redressée, les bras pliés au torse, que la laisse du chien s’en trouve elle même tendue, le chien émet un couic, ou la mémé je sais pus.

Oh putain j’y suis allé un peu fort… 

Mais, magnanime, je retiens la mémé qui chute en arrière, toute molle d’un coup.
J'entends un liquide tomber à terre, le bruit, tu sais, comme quand tu pisses entre deux caisses. Hé, mais c'est la vieille qui se met à fuir !

« - Oh, un peu de respect, la vieille. La ville n’est pas un chiotte. »

Elle, elle est toute blanche. Tellement blanche qu’elle est bleue. Comme ses cheveux.

Je la redresse et l’aide à s’asseoir sur le banc. Elle a fait difficilement 5 pas. Elle est toute haletante, avec ses 2 bras tremblant au bout de ses 2 cannes.

Elle s’assoit. Ne dit mot. Elle me regarde. Les yeux grands ouvert, enfin, comme pour une vieille, hein, ça lui fait deux noyaux d'olives, quoi. 

Je crois que même à son age on peut encore en apprendre tous les jours, et là je vois bien que je lui ai apporté beaucoup. Je plie mon dos, posant mes mains sur mes genoux, les jambes droites.

« - Ok ? Faudra prendre un sac, la prochaine fois…»

« - C'est parce que je me suis faite agressée la dernière fois, alors je n'en prends plus. m.. mais j'ai de l'argent liquide si vous voulez…»

« - Et ben, avec, tu t'achètes des sacs plastiques, ok mamie ?»

Je me redresse, lui souris. Je vois qu’elle comprend son erreur, et que désormais elle agira autrement.

 

Bon, ben, on s'est tout dit,

Je crois que c’est le moment de partir. Je fais un pas en arrière, me retrouve sur une jambe, l’autre pliée, les coudes relevés, puis m’élance en faisant de grands pas, d’une course puissante, pour disparaître au coin de la rue de la liberté. (j'ai piqué ça à Batman. Faudra que je me trouve une cape...)

 

Quel plaisir de savoir ce qu'on rend à notre si belle ville.

23.05.2008

les crocottes aux chiens-chiens 4/5

1ère mission... Gabian en danger !

 

free music


Je m’avance vers lui, d’un pas décidé, les bras le long du corps, les yeux vers le sol. J’arrive à sa hauteur, et je lui dis d’un ton ferme, que vous pouvez aisément m’imaginer :

« - M.M...Monsieur, s'iouplé, veuillez m’escuser, mais il me semble, à mon humble avis et sans vouloir vous importuner, qu’il y a des endroits plus appropriés pour… »

« - Oh, ça va, le justicier du dimanche, tu crois que parce que j’ai un chien je suis un porc ? Et ça, c’est pour faire les courses ? » en sortant sa main de sa poche... Il va sortir un flingue, il va me tirer dessus c't'enfoiré!!

« - Ah, Monsieur, vous, vous ..z..avez ...z ...un sac ! Bravo, je tiens à vous féliciter ! »

« - Ouais, ben c’est fait, alors maintenant tu te tries, tu fermes ta gueule, tu te tournes, tu comptes 1, 2, 1, 2, tu marches, et tu traces chez toi. Je veux plus voir ta tronche, espèce de rat. »

Le chien me lèche la main droite. Enfin je crois, car je ne le vois pas, l’autre m’a mis un sac monop orange sur la tête. l'a bien serré autour du cou. L'a raison, y a du vent. Tiens, m’a pas dit bonjour, mais ce n’est pas grave, on se dira bonjour une autre fois.

« - …Un, deux, » Je me tourne, du coup, le chien me lèche la main gauche cette fois.
Slurp, slurp. L’est gentil ce chien.

« - ..Un, deux…, Un, deux,… Au revoir m’sieur et merci ! »

Je pars les bras en avant, en évitant les petits à vélo à l'oreille. Et je me retrouve un peu plus loin, au coin de la rue.

Hé : Pas beau ça ? Mission réussie !

Ca fait du bien, de savoir qu’on a fait du bien à la société. Qu’on a fait appliquer l’hygiène, la propreté, et aussi le respect. BACMAN, tu es le meilleur ! Gabian, t'es au top !

Alors je continue mon chemin. C’est un bon début…

Quelques minutes plus tard, sur la rue de la Caraussane : nouvelle affaire.

Je sens que je vais à nouveau pouvoir faire respecter notre sens de la vie en communauté, le respect d’autrui : une petite mamie apparait, avec son york…

Je suis chaud comme la braise !